Frise chronologique
1917
Don de la bibliothèque Doucet
Don de la bibliothèque Doucet
1917 (≈ 1917)
Jacques Doucet offre sa bibliothèque d’art.
1920
Lancement du concours architectural
Lancement du concours architectural
1920 (≈ 1920)
Remporté par Paul Bigot, financé par Arconati-Visconti.
1925-1928
Construction de l’institut
Construction de l’institut
1925-1928 (≈ 1927)
Réalisé par Paul Bigot en style éclectique.
mai 1968
Destruction du Plan de Rome
Destruction du Plan de Rome
mai 1968 (≈ 1968)
Maquette jetée par les fenêtres.
1993
Transfert de la bibliothèque Doucet
Transfert de la bibliothèque Doucet
1993 (≈ 1993)
Déplacée vers l’INHA (site Richelieu).
9 septembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique
9 septembre 1996 (≈ 1996)
Protection des façades et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment abritant l'Institut, à l'exception des parties classées (cad. 06 : 02 AQ 11) : inscription par arrêté du 9 septembre 1994 - Façades et toitures du bâtiment abritant l'Institut ; vestibule avec son escalier ; bibliothèque, y compris l'espace de palier la séparant de l'escalier (cad. 06 : 02 AQ 11) : classement par arrêté du 10 septembre 1996
Personnages clés
| Paul Bigot - Architecte |
Concepteur du bâtiment (1925-1928). |
| Jacques Doucet - Mécène et collectionneur |
Donateur de la bibliothèque d’art (1917). |
| Marquise Arconati-Visconti - Mécène |
Financeuse du projet (3 millions de francs-or). |
| Émile Mâle - Historien de l’art |
Co-concepteur du programme « laboratoire d’art ». |
| Raymond Subes - Ferronnier d’art |
Auteur de la grille du bâtiment. |
Origine et histoire
L’Institut d’art et d’archéologie, aussi appelé Centre Michelet, est un édifice emblématique du 6e arrondissement de Paris, situé au 8 avenue de l’Observatoire et 3 rue Michelet. Construit entre 1925 et 1928 par l’architecte Paul Bigot, il illustre un mélange d’influences historicistes (siennoise, florentine, africaine) et une ossature moderne en béton armé revêtue de briques rouges. Le projet fut rendu possible grâce au don de la marquise Arconati-Visconti (3 millions de francs-or) et conçu comme un « laboratoire d’art » autour de la bibliothèque de Jacques Doucet, offerte en 1917.
Le bâtiment fut organisé autour de sa salle de lecture centrale, encadrée par des couloirs et salles de cours. Il abritait initialement la célèbre maquette du Plan de Rome de Paul Bigot, outil pédagogique détruit en mai 1968, ainsi que la bibliothèque Doucet, transférée en 1993 à l’INHA (site Richelieu). Depuis 1971, l’institut est partagé entre les UFR d’histoire de l’art des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Université, avec une bibliothèque commune ouverte en 1996.
Classé monument historique en 1996 pour ses façades, toitures, vestibule et bibliothèque, l’édifice se distingue par sa frise archéologique en terre cuite (réalisée par la Manufacture de Sèvres) et sa grille en ferronnerie signée Raymond Subes. Son architecture éclectique et sa vocation pédagogique en font un témoignage unique de l’Entre-deux-guerres, mêlant héritage artistique et innovation technique.
Aujourd’hui, l’Institut d’art et d’archéologie accueille des départements universitaires, des centres de recherche (comme le CeRAP ou le CREOPS), et des écoles doctorales. Bien que la bibliothèque Doucet ait quitté les lieux, le site reste un pôle majeur pour l’enseignement et la recherche en histoire de l’art, tout en conservant des éléments patrimoniaux remarquables, comme les décors intérieurs et la structure d’origine.