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Institut du monde arabe à Paris

Musée Patrimoine Maison d'architecte

Institut du monde arabe à Paris

    1 Rue des Fossés Saint-Bernard
    75005 Paris

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
28 février 1980
Signature de l’acte de fondation
30 novembre 1987
Inauguration par Mitterrand
2016
Ouverture de l’antenne de Tourcoing
2017
Réouverture de la bibliothèque
2019
Lancement des Arabofolies
Aujourd'hui
Aujourd'hui
7 février 2026
Démission de Jack Lang

Personnages clés

Valéry Giscard d’Estaing - Président de la République (1974–1981) Initiateur du projet IMA.
François Mitterrand - Président de la République (1981–1995) Inaugure l’IMA en 1987.
Jean Nouvel - Architecte en chef Conçoit la façade à moucharabiehs.
Jack Lang - Président (2013–2026) Démissionne après un scandale.
Anne-Claire Legendre - Présidente depuis 2026 Première femme à diriger l’IMA.
Chawki Abdelamir - Directeur général depuis 2024 Poète irakien à la tête de l’institution.

Origine et histoire

L’Institut du monde arabe (IMA) est né d’une initiative diplomatique visant à renforcer les liens entre la France et les pays arabes. Son projet est lancé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing (1974–1981), mais sa réalisation s’inscrit dans les grands travaux de François Mitterrand, qui l’inaugure le 30 novembre 1987. L’édifice, conçu par un collectif d’architectes incluant Jean Nouvel, symbolise une synthèse entre les cultures arabe et occidentale, avec une façade sud ornée de 240 moucharabiehs inspirés de la géométrie islamique.

La création de l’IMA repose sur une fondation privée reconnue d’utilité publique, cofinancée par la France et 22 États arabes membres de la Ligue arabe (Algérie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, etc.). L’acte de fondation est signé le 28 février 1980 par les ambassadeurs de ces pays, suivis par l’adhésion de la Libye (1988), de l’Égypte et de la Palestine (1989). Le bâtiment, primé par l’Équerre d’argent (1987) et un prix Aga Khan, abrite une bibliothèque majeure, un musée permanent et des expositions temporaires.

L’IMA se distingue par sa mission culturelle et éducative : son musée explore l’art arabe de l’Antiquité à nos jours, tandis que sa bibliothèque, rouverte en 2017 après rénovation, offre 150 000 ouvrages en arabe et en langues européennes. En 2016, une antenne s’ouvre à Tourcoing, devenant autonome sous le nom IMA-Tourcoing. L’institut organise aussi des festivals comme les Arabofolies (depuis 2019) et décerne le Prix de la littérature arabe depuis 2013.

La gouvernance de l’IMA a connu des turbulences, notamment avec la démission de Jack Lang en 2026 (impliqué dans un scandale lié à Jeffrey Epstein), remplacé par Anne-Claire Legendre, première femme à présider l’institution. Malgré un déficit structurel (12 millions d’euros de subvention annuelle), l’IMA reste un acteur clé du dialogue euro-arabe, avec plus d’un million de visiteurs en 2014.

Son architecture, initialement conçue pour réguler la lumière via des diaphragmes automatiques, a dû être adaptée en raison de défaillances techniques. Les moucharabiehs s’ouvrent désormais aux changements d’heure. Le bâtiment, coûteux en maintenance (3 millions d’euros/an), incarne cependant une réussite esthétique et symbolique, souvent comparé au Beaubourg arabe.

Les expositions temporaires, comme Les Mille et Une Nuits (2012–2013) ou Habibi, les révolutions de l’amour (2022–2023), attirent un public diversifié. L’IMA développe aussi des programmes linguistiques (certification CIMA en arabe) et des partenariats internationaux, comme avec la Bibliotheca Alexandrina pour une bibliothèque numérique.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.