Création du jardin 1927-1929 (≈ 1928)
Conçu par Forestier pour Alice Stern.
14 septembre 2006
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 14 septembre 2006 (≈ 2006)
Protection partielle du site et structures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le jardin, avec sa structure porteuse, dalles et murs de soutènement ainsi que le terrain en contrebas situé au-dessus du tunnel de chemin de fer, en totalité, à l'exception de la partie nord transformée en parking (cad. AI 312, 364) : inscription par arrêté du 14 septembre 2006
Personnages clés
Jean-Claude-Nicolas Forestier - Paysagiste
Concepteur du jardin entre 1927-1929.
Alice Stern - Commanditaire et artiste peintre
Propriétaire et destinataire du jardin accessible.
Origine et histoire
Le jardin de Saint-Cloud a été aménagé entre 1927 et 1929 par le paysagiste Jean-Claude-Nicolas Forestier pour l’artiste peintre Alice Stern. Ce projet audacieux, implanté sur un terrain à forte dénivellation traversé par un tunnel ferroviaire, se distingue par son adaptation aux besoins d’une personne à mobilité réduite. Des travaux de terrassement majeurs ont permis de créer une dalle de chaque côté de la voie ferrée, supportant trois terrasses reliées par une rampe en pente douce. Les vastes pelouses, les arbres hérités du château de Montretout, et les parterres de buis taillés structurent l’espace, tandis qu’une allée de tilleuls alignée sur la Tour Eiffel marque la limite sud.
Le jardin intègre une roseraie en pergola à l’est, offrant une vue dégagée sur le panorama parisien. Conçu comme un jardin privé sur dalle – une rareté à l’époque –, il allie fonctionnalité et esthétique, avec des topiaires d’ifs soulignant les lignes des terrasses. La partie nord, aujourd’hui transformée en parking, était initialement incluse dans l’ensemble. Le site a été inscrit aux Monuments Historiques en 2006, protégeant sa structure porteuse, ses dalles, ses murs de soutènement, et le terrain au-dessus du tunnel, à l’exception des aménagements ultérieurs.
L’adresse précise, 7-9 avenue Pozzo-di-Borgo, situe le jardin dans un cadre urbain privilégié, entre patrimoine paysager et modernité. La localisation, notée comme satisfaisante (niveau 7/10), et les photographies sous licence Creative Commons témoignent de son intérêt historique et architectural. Ce jardin reste un exemple unique d’adaptation paysagère innovante au début du XXe siècle, mêlant contraintes techniques et sensibilité artistique.