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Jardin botanique alpin dit La Jaysinia à Samoëns en Haute-Savoie

Jardin botanique alpin dit La Jaysinia

    70 Grande Rue
    74340 Samoëns
Propriété de la commune
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Jardin botanique alpin dit La Jaysinia
Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1900
2000
1476
Destruction du château de Montanier
1904-1906
Création du jardin par Marie-Louise Jaÿ
1936
Rattachement au Muséum national d'histoire naturelle
17 octobre 2016
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, le jardin botanique, y compris les parcelles sur lesquelles il se trouve, la chapelle à bulbe, les ruines du vieux château de la Tornaltaz, les façades et toitures de la villa du docteur-médecin, les façades et toitures du laboratoire de recherche, le mur de clôture, les rocailles, les enrochements, et l'ensemble du réseau hydraulique (cad. G 1850, 1853, 6351), tel que représenté sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 17 octobre 2016

Personnages clés

Marie-Louise Jaÿ (dite Cognacq-Jaÿ) - Fondatrice et mécène Créatrice du jardin et de La Samaritaine.
Jules Allemand - Architecte paysagiste Concepteur des rocailles et aménagements.
Ernest Cognacq - Époux de Marie-Louise Jaÿ Co-fondateur de La Samaritaine.

Origine et histoire

Le jardin botanique alpin La Jaÿsinia, situé à Samoëns en Haute-Savoie, a été créé entre 1905 et 1906 sur un coteau calcaire exposé sud-ouest, à l’initiative de Marie-Louise Jaÿ (dite Cognacq-Jaÿ), fondatrice des magasins La Samaritaine. Ce terrain de 3,5 hectares, en pente entre 700 et 780 m d’altitude, abritait autrefois les ruines du château de Montanier, détruit en 1476. L’aménagement paysager, confié à l’architecte Jules Allemand (créateur des rocailles du parc Ariana à Genève), a mobilisé 200 ouvriers pendant deux ans. Le jardin, offert à la ville en 1906, mêle sentiers escarpés, cascades, et une chapelle offrant un panorama sur la vallée du Giffre.

Marie-Louise Jaÿ, née dans une famille modeste de Samoëns, a financé ce projet philanthropique en parallèle de ses œuvres caritatives parisiennes. À l’entrée du jardin, une maison bourgeoise, dite maison du médecin, était destinée à accueillir un praticien pour soigner gratuitement les indigents et les femmes enceintes. Transformée dans les années 1990, elle abrite aujourd’hui un espace muséographique. En 1936, la direction scientifique du jardin est confiée au Muséum national d’histoire naturelle, qui y installe un laboratoire botanique (GRIFEM) dédié à la recherche sur les écosystèmes montagneux.

Classé monument historique en 2016 et labellisé Patrimoine du XXe siècle, La Jaÿsinia rassemble 8 000 plantes (4 500 espèces), majoritairement originaires de zones froides ou montagneuses des cinq continents. Le site, parcouru par un ruisseau et des rocailles, attire des milliers de visiteurs annuellement. Ses éléments protégés incluent la chapelle à bulbe, les ruines du château de la Tornaltaz, la villa du médecin, et l’ensemble du réseau hydraulique. Le jardin illustre à la fois l’héritage local de Marie-Louise Jaÿ et l’évolution des pratiques scientifiques en botanique alpine.

Liens externes