Jardin de l'Évêché de Castres dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Jardin

Jardin de l'Évêché de Castres

  • Place Alsace Lorraine
  • 81100 Castres
Jardin de lÉvêché de Castres
Jardin de lÉvêché de Castres
Jardin de lÉvêché de Castres
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Jardin de lÉvêché de Castres
Jardin de lÉvêché de Castres
Jardin de lÉvêché de Castres
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1666-1673
Construction du palais épiscopal
1676
Agrandissement du terrain
1694
Aménagement du jardin
1726
Mention dans un dictionnaire
1800
Construction d'un mur d'enceinte
1892
Demande de protection rejetée
1963
Ajout de la fontaine
1992
Inscription du jardin
1995
Classement du jardin
2004
Labellisation du jardin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Jardin (cad. BP 41) : classement par arrêté du 27 juillet 1995

Personnages clés

André Le Nôtre Paysagiste concepteur du jardin à la française.
Michel Tubeuf Évêque de Castres qui fit construire le palais épiscopal.
Jules Hardouin-Mansart Architecte du palais épiscopal.
Monseigneur de Maupeou Commanditaire du plan à la française pour le jardin.
Augustin de Maupeou Possible commanditaire du jardin à la française.

Origine et histoire du Jardin de l'Évêché

Le jardin de l'Évêché est l'ancien jardin d'agrément du palais épiscopal de Castres, en Occitanie ; il a été conçu à la fin du XVIIe siècle par André Le Nôtre et combine parterres en broderie de buis et parterres à l'anglaise. Le premier jardin avait un relief inégal et était bordé soit par des fossés, soit par les murailles de la ville. En 1676, la démolition du mur sud des remparts et le comblement des fossés ont permis d'agrandir le terrain. En 1694, un mur de soutènement le long de la rivière et des terrassements ont platifié la parcelle. Monseigneur de Maupeou demanda un plan à la française à Le Nôtre ; selon la tradition, ce dernier réalisa le projet sans se rendre sur place, à partir des données disponibles sur le terrain et les bâtiments. Le dessin attribué à Le Nôtre met en œuvre une organisation de l'espace et des effets d'optique : le bord trapézoïdal de la rivière est corrigé et masqué par une rangée de tilleuls parallèles aux parterres. Le bassin circulaire est reculé pour accentuer la perspective depuis la façade, elle-même rehaussée sur une terrasse afin d'éviter l'effet d'écrasement. Le sol des deux parterres en broderie a été modelé en creux pour mieux faire ressortir les motifs en relief. Les plans successifs montrent que la disposition générale a été conservée : deux parterres de broderie près du palais, quatre parterres entourant le bassin central et un bosquet d'arbres en fond. Michel Tubeuf fit construire le palais épiscopal par Jules Hardouin-Mansart entre 1666 et 1673, période où un premier jardin est déjà cité. Les sources divergent sur le commanditaire du jardin à la française — Tubeuf, Augustin de Maupeou ou les deux — mais s'accordent sur la paternité de Le Nôtre. Le jardin est mentionné en 1726 dans le Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne comme « très-beau ». Au XIXe siècle, les descriptions se font contradictoires : un membre de la famille Rigaud de Vaudreuil en donna une appréciation peu flatteuse, nuancée ensuite par un autre chroniqueur. Vers 1800, un mur d'enceinte fut bâti autour du jardin puis détruit sous le Premier Empire. Une première demande de protection en 1892, présentée par le maire de Castres, fut rejetée ; la fontaine actuelle fut ajoutée en 1963. Le jardin a ensuite été inscrit en 1992, classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juillet 1995 et labellisé « Jardin remarquable » en 2004. Le jardin comprend six parterres : deux parterres en broderie de buis, proches du bâtiment, dont les motifs stylisés évoquent une fleur de lys, une croix occitane et un chapeau d'évêque, et quatre parterres de style anglais qui entourent le bassin central. Ce bassin est encadré par ifs, sauges et hortensias ; un bosquet de marronniers termine la composition, ponctué d'un kiosque à l'opposé de l'édifice et bordé par deux rangées de tilleuls. Le jardin conserve au moins un parterre en broderie, ce qui en fait l'un des derniers exemples de ce type en France. On y trouve aussi une grande vasque sur piédestal près du bassin et une réplique de la statue Le Fauconnier, l'original ayant existé dans le jardin avant d'être fondue en 1943. Depuis le palais et depuis le premier étage, le jardin offre des perspectives classiques du XVIIe siècle ; les ifs et les arabesques de buis sont taillés chaque saison et les parterres accueillent des massifs de plantes annuelles. Depuis le bosquet de marronniers, la vue porte sur le palais, la cathédrale Saint-Benoît et la tour médiévale du IXe siècle.

Liens externes