Frise chronologique
1666-1673
Construction du palais épiscopal
Construction du palais épiscopal
1666-1673 (≈ 1670)
Par Jules Hardouin-Mansard pour l'évêque Tubeuf.
1676
Destruction des remparts
Destruction des remparts
1676 (≈ 1676)
Agrandissement du terrain du jardin.
1726
Mention dans un dictionnaire
Mention dans un dictionnaire
1726 (≈ 1726)
Décrit comme « très-beau ».
4e quart XVIIe siècle
Création du jardin actuel
Création du jardin actuel
4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Attribuée à André Le Nôtre.
1892
Première demande de protection
Première demande de protection
1892 (≈ 1892)
Rejetée par la Commission.
1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1992 (≈ 1992)
Première reconnaissance officielle.
27 juillet 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
27 juillet 1995 (≈ 1995)
Protection définitive du jardin.
2004
Label « Jardin remarquable »
Label « Jardin remarquable »
2004 (≈ 2004)
Reconnaissance de sa valeur paysagère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Jardin (cad. BP 41) : classement par arrêté du 27 juillet 1995
Personnages clés
| André Le Nôtre - Architecte paysagiste |
Concepteur du jardin sans visiter Castres. |
| Michel Tubeuf - Évêque de Castres (jusqu'en 1682) |
Commanditaire possible du palais et jardin. |
| Augustin de Maupeou - Évêque successeur de Tubeuf |
Commanditaire possible du jardin. |
| Jules Hardouin-Mansard - Architecte |
Concepteur du palais épiscopal (1666-1673). |
Origine et histoire
Le jardin de l'Évêché de Castres, situé dans la région Occitanie, est un ancien jardin d'agrément du palais épiscopal, conçu à la fin du XVIIe siècle. Il combine des parterres en broderie de buis, typiques des jardins à la française, et des éléments à l'anglaise, comme des massifs d'hortensias et de sauges. Son dessin est attribué à André Le Nôtre, célèbre architecte paysagiste, bien que celui-ci n'ait probablement jamais visité le site, travaillant à partir de plans et de descriptions géomorphologiques.
Le palais épiscopal, construit entre 1666 et 1673 par Jules Hardouin-Mansard pour l'évêque Michel Tubeuf, était initialement entouré d'un premier jardin délimité par les remparts de la ville. Après la destruction de ces derniers en 1676, le terrain fut agrandi et remodelé pour créer le jardin actuel. Les sources divergent sur le commanditaire exact (Tubeuf, son successeur Augustin de Maupeou, ou les deux), mais toutes s'accordent sur l'intervention de Le Nôtre.
Le jardin, décrit comme « très-beau » en 1726, a connu des transformations au fil des siècles, notamment la construction puis la destruction d'un mur d'enceinte au début du XIXe siècle. Après une première demande de protection rejetée en 1892, il fut finalement inscrit en 1992, classé monument historique en 1995, et labellisé « Jardin remarquable » en 2004. Aujourd'hui, il conserve ses six parterres d'origine, dont deux en broderie de buis, et un bassin central entouré de végétaux variés.
La conception du jardin illustre le génie de Le Nôtre, avec des effets d'optique savants : un mur de soutènement le long de la rivière, des tilleuls masquant un effet trapézoïdal, et un bassin reculé pour accentuer la perspective depuis le palais. Les motifs des parterres, creusés pour accentuer leur relief, pourraient évoquer des symboles religieux comme la fleur de lys ou la croix occitane.
Propriété de la commune depuis le XIXe siècle, le jardin est l'un des rares en France à conserver des parterres en broderie d'origine. Son histoire reflète les évolutions des goûts paysagers, passant des jardins géométriques classiques aux influences plus naturelles, tout en restant un témoignage exceptionnel de l'art des jardins sous Louis XIV.