Frise chronologique
1540
Enseignement de Nicolas Houël
Enseignement de Nicolas Houël
1540 (≈ 1540)
Cours de botanique sur les terrains agricoles.
1626
Création du Jardin royal
Création du Jardin royal
1626 (≈ 1626)
Édit royal pour les plantes médicinales.
1640
Inauguration officielle
Inauguration officielle
1640 (≈ 1640)
Ouverture au public sous Guy de La Brosse.
1739–1788
Intendance de Buffon
Intendance de Buffon
1739–1788 (≈ 1764)
Transformation en centre scientifique majeur.
1793
Fondation du Muséum
Fondation du Muséum
1793 (≈ 1793)
Création de la ménagerie et rebaptisation.
1836–1837
Construction des serres et galeries
Construction des serres et galeries
1836–1837 (≈ 1837)
Serres métalliques et galerie de Minéralogie.
1889
Grande Galerie de l’Évolution
Grande Galerie de l’Évolution
1889 (≈ 1889)
Ancienne galerie de Zoologie restaurée.
1993
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1993 (≈ 1993)
Protection des bâtiments et sols.
2024
Inscription à l’UNESCO
Inscription à l’UNESCO
2024 (≈ 2024)
Patrimoine mondial (Paris, rives de la Seine).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments, sols et clôtures, ensemble délimité par la place Valhubert, le boulevard de l'Hôpital, la rue Buffon, la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, la rue Cuvier et le quai Saint-Bernard (cad. 05 : 02 AP 2p ; 05 : 02 AO 3p ; 05 : 02 AN 1p ; 05 : 02 AM 1p) : classement par arrêté du 24 mars 1993
Personnages clés
| Nicolas Houël - Apothicaire et herboriste |
Premiers cours de botanique au XVIe siècle. |
| Guy de La Brosse - Fondateur du Jardin royal |
Création en 1626 sous Henri IV. |
| Georges-Louis Leclerc de Buffon - Intendant (1739–1788) |
Agrandissement et modernisation scientifique. |
| Bernardin de Saint-Pierre - Intendant et créateur |
Fondation de la ménagerie en 1793. |
| André Thouin - Botaniste |
Création de l’école de botanique. |
| Alphonse Milne-Edwards - Directeur du Muséum (1890–1900) |
Développement des galeries et volière. |
Origine et histoire
Le Jardin des Plantes, situé dans le 5e arrondissement de Paris, trouve ses origines au Néolithique comme carrefour fluvial entre la Bièvre et la Seine. Au XVIe siècle, l’apothicaire Nicolas Houël y enseignait la botanique sur des terrains agricoles marécageux. En 1626, un édit royal crée le Jardin royal des plantes médicinales sous l’impulsion de Guy de La Brosse, inauguré en 1640. Ce jardin, destiné à l’étude des plantes pour les étudiants en médecine, devient une dépendance de la couronne sous le nom de Jardin du Roi.
Au XVIIIe siècle, Georges-Louis Leclerc de Buffon, intendant de 1739 à 1788, transforme radicalement le lieu en un centre scientifique majeur, agrandissant son emprise et y ajoutant des serres, un labyrinthe et une ménagerie. La Révolution française rebaptise le site Jardin des plantes de Paris en 1793 et y fonde le Muséum national d’Histoire naturelle, sous l’égide de savants comme Bernardin de Saint-Pierre et Daubenton. La ménagerie, créée la même année, accueille les animaux de la ménagerie royale de Versailles.
Le XIXe siècle marque une expansion architecturale et scientifique : construction des galeries de Minéralogie (1837), de Zoologie (1889, devenue Grande Galerie de l’Évolution), et de Paléontologie (1898), ainsi que des serres métalliques (1836). Le jardin s’enrichit aussi d’espaces thématiques comme l’école de botanique (André Thouin), le jardin alpin (1931) et le jardin écologique (1932). Classé Monument historique en 1993 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2024, le site allie aujourd’hui conservation, recherche et ouverture au public.
Le Jardin des Plantes abrite des spécimens historiques, comme un robinier planté vers 1610 ou un platane de 1785, ainsi que des infrastructures souterraines (carrières de calcaire lutétien). Son organisation paysagère mêle une perspective à la française (XVIIe–XVIIIe siècles) et un secteur à l’anglaise (XVIIIe siècle), avec des éléments emblématiques comme la gloriette de Buffon ou la fontaine aux Lions. La Bièvre, autrefois traversant le jardin, a été recouverte au XIXe siècle, laissant place à des rues et laboratoires.
La Ménagerie, deuxième plus ancien zoo au monde, illustre l’évolution des pratiques zoologiques, passant des cages sommaires du XVIIIe siècle à des infrastructures modernes comme la grande volière (1889). Le jardin joue aussi un rôle culturel, inspiré par des œuvres littéraires et artistiques, et participe à la préservation de la biodiversité (hôtels à abeilles, jardin écologique). Aujourd’hui, il reste un lieu emblématique de la science, de l’histoire naturelle et du patrimoine parisien.
Devenir actuel
En plus des espaces verts propres à un jardin (parterres, espaces botaniques, arbres, jardin à l'anglaise, etc.), on trouve aussi au Jardin des plantes une ménagerie, des serres, et des bâtiments d'exposition scientifique faisant office de musées que le Muséum nomme « galeries » (la galerie de Minéralogie fait ainsi office de musée de minéralogie et la galerie de Paléontologie, par exemple, est un musée de paléontologie).