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Jardin des Tuileries à Paris

Patrimoine classé Jardin

Jardin des Tuileries à Paris

  • Avenue du Général-Lemonnier
  • 75001 Paris
75001 Paris, Avenue du Général-Lemonnier

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1564
Début des travaux
1664
Redessiné par Le Nôtre
1783
Premier vol en ballon
1792
Prise des Tuileries
1871
Incendie du palais
1914
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Catherine de Médicis - Reine de France Initiatrice du palais et du jardin.
André Le Nôtre - Paysagiste Auteur du redessin baroque du jardin.
Charles Perrault - Écrivain et académicien Défendit son accès public en 1664.
Antoine Coysevox - Sculpteur Auteur des statues *Mercure* et *Renommée*.
Napoléon III - Empereur Fit construire l’orangerie et le jeu de paume.
Louis Benech - Paysagiste contemporain Dirigea la rénovation des années 1990.

Origine et histoire du Jardin

Le jardin des Tuileries, situé dans le 1er arrondissement de Paris, trouve son origine au XVIe siècle sur l’emplacement d’anciennes tuileries. Acquis par François Ier pour sa mère Louise de Savoie, le terrain est ensuite racheté par Catherine de Médicis, qui y fait construire le palais des Tuileries et aménage un jardin à l’italienne. Ce dernier, organisé en parterres géométriques, est orné de fontaines, d’une ménagerie et d’une grotte décorée par Bernard Palissy. Les terrasses et allées, conçues pour mettre en valeur le palais, structurent encore aujourd’hui son tracé.

En 1664, Louis XIV et Colbert confient à André Le Nôtre la refonte du jardin dans le style français. Le Nôtre agrandit l’espace vers l’ouest, intègre le jardin Renard, et crée des terrasses emblématiques comme celle des Feuillants. Malgré les craintes de dégradations, Charles Perrault défend son accès public, arguant de son rôle social pour les Parisiens. Le jardin devient alors un lieu de promenade, de rencontres et d’animations, avec des cafés, des chaises louées, et des statues marquant son prestige royal.

La Révolution transforme le jardin en scène politique : le bassin rond accueille des cérémonies comme celle de l’Être suprême (1794) ou les hommages à Rousseau. Au XIXe siècle, Napoléon III y ajoute l’orangerie (1852) et le jeu de paume (1861), aujourd’hui musées. L’incendie du palais des Tuileries en 1871, lors de la Commune, modifie profondément sa perception : les ruines rasées en 1883 laissent place à une continuité visuelle avec le Louvre. Le jardin, classé monument historique depuis 1914 et protégé par l’UNESCO, reste un lieu culturel majeur, accueillant expositions, foires d’art et événements comme la FIAC.

Au XXe siècle, le jardin subit les guerres (obus en 1918, potagers pendant l’Occupation) et des rénovations, comme celle menée par Louis Benech et Pascal Cribier à partir de 1995. Depuis 2005, sa gestion est confiée au musée du Louvre, qui y expose des sculptures modernes (Rodin, Giacometti, Bourgeois) en dialogue avec son patrimoine historique. Aujourd’hui, il allie patrimoine, art contemporain et vie parisienne, avec ses 25,5 hectares ouverts au public.

Le jardin des Tuileries est aussi un lieu de mémoire artistique et scientifique : premier vol en ballon habité (1783), salons de l’automobile (1898), ou encore installations éphémères comme les Tours de la Liberté (1989). Ses statues, dont certaines sont des moulages, témoignent de son évolution, des commanditaires royaux (Coysevox, Barye) aux hommages républicains (monuments à Jules Ferry ou Waldeck-Rousseau).

Liens externes

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