Frise chronologique
vers 1870
Création du jardin
Création du jardin
vers 1870 (≈ 1870)
Aménagé par Jules Amiot après son retour d'Algérie.
9 mars 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 mars 1999 (≈ 1999)
Protection des fabriques, ponts et éléments bâtis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Jardin avec ses fabriques, ponts, rocailles et divers éléments bâtis (cad. AD 450, 451) : classement par arrêté du 9 mars 1999
Personnages clés
| Jules Amiot - Créateur du jardin |
Oncle de Marcel Proust, inspiré par l'Algérie. |
| Marcel Proust - Écrivain lié au jardin |
L'a évoqué comme parc de Tansonville. |
Origine et histoire
Le Jardin du Pré-Catelan, situé à Illiers-Combray, fut aménagé vers 1870 par Jules Amiot, oncle de Marcel Proust, à son retour d'Algérie avant la guerre de 1870. Ce jardin d'agrément, inspiré du Pré-Catelan du Bois de Boulogne, devint un lieu emblématique pour l'écrivain, évoqué dans son œuvre comme le parc de Tansonville, propriété de Swann. Le site était traversé par le ruisseau la Serpentine, enjambé par des ponts ornés de garde-corps en ciment imitant des branches entrelacées.
Le jardin abritait quatre fabriques : un pavillon des Archers polygonal en briques émaillées, une koubba (pseudo-minaret) rappelant le séjour algérien de Jules Amiot, et deux pigeonniers. Ces éléments, ainsi que les rocailles et les ponts, furent classés Monument Historique en 1999. Le jardin, aujourd’hui propriété de la commune, mêle influences orientales et romantiques, reflétant les goûts éclectiques de son créateur.
Marcel Proust, dont la famille était proche des Amiot, s’inspira de ce lieu pour décrire dans À la recherche du temps perdu les paysages de Combray. Le jardin, avec ses constructions pittoresques et son ruisseau, incarne l’art des jardins du XIXe siècle, entre exotisme et nostalgie. La précision de sa localisation reste a priori satisfaisante (note 6/10), et son adresse officielle est la Sente rurale n°1 de la Croix-Rompue à Illiers-Combray.
Classé pour ses fabriques, ses ponts et ses éléments bâtis (cadastre AD 450, 451), le site est un témoignage rare des jardins privés de la bourgeoisie provinciale de l’époque. Son état actuel et son accès (visite, location) ne sont pas précisés dans les sources disponibles.