Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Motte castrale à Bergholtz dans le Haut-Rhin

Haut-Rhin

Motte castrale

    32 Rue de l'Église
    68500 Bergholtz

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe et XIIe siècles
Construction initiale
1456
Engagement à Conrad de Hungerstein
1550
Dernière description complète
1690
Vente à Paul Simon
1782
Dernière mention avant destruction
XVIIIe siècle
Destruction progressive
1985
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Motte castrale : inscription par arrêté du 15 novembre 1985

Personnages clés

Conrad de Hungerstein - Seigneur local Engagé par l'abbaye de Murbach en 1456.
Paul Simon - Ancien bailli de Bergholtz Acheteur du château en 1690.
Schoepflin - Historien du XVIIIe siècle Décrit une tour carrée encore debout.
Billing - Chroniqueur local Mentionne le château en 1782.

Origine et histoire

La motte castrale de Bergholtz, située au 32 rue de l'Église dans le Haut-Rhin, est un vestige médiéval des XIe et XIIe siècles. Ce monument historique, inscrit depuis 1985, était à l'origine un château fortifié jouant un rôle de sentinelle aux limites du territoire de l'abbaye de Murbach. Sa position stratégique permettait de surveiller les alentours et de protéger les intérêts de l'abbaye, institution religieuse puissante en Alsace à cette époque.

Au fil des siècles, le château changea de mains et de fonctions. En 1456, l'abbaye de Murbach engagea le site à Conrad de Hungerstein, un seigneur local. Plus tard, en 1690, il fut vendu à Paul Simon, ancien bailli de Bergholtz. Les descriptions historiques révèlent qu'en 1550, le château comportait encore une maison, une tour, une porte et une avant-cour, attestant de son importance architecturale et défensive. Cependant, au XVIIIe siècle, les récits de Schoepflin et Billing mentionnent déjà sa dégradation, avec seulement une tour carrée en pierres de taille subsistante.

La destruction définitive du château intervint pendant la Révolution française, ne laissant que la motte, un tertre circulaire de 30 à 40 mètres de diamètre et 4 mètres de haut. Ce vestige, aujourd'hui planté de vignes, conserve des fondations en pierre et un palier à sa base, indice d'une ancienne enceinte disparue. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, des fouilles ont mis au jour des murs descendant jusqu'au niveau du sol environnant. Seul un écusson aux armes des Bergholtz, aujourd'hui conservé au musée Saint-Jean de Mulhouse, témoigne encore de son passé seigneurial.

Architecturalement, la forteresse se composait d'un donjon carré et d'une enceinte circulaire, typiques des constructions castrales du XIIe siècle. Son plan reflétait les techniques de défense de l'époque, combinant élévation et fossés pour dissuader les assauts. La motte, élément central, servait de base au donjon en bois ou en pierre, offrant une vue imprenable sur les environs. Malgré sa destruction partielle, ce site reste un témoignage précieux de l'organisation féodale en Alsace et des liens entre pouvoir religieux et militaire au Moyen Âge.

Liens externes