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Château de Caumale à Escalans dans les Landes

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Maison forte
Landes

Château de Caumale

    D35
    40310 Escalans
Château de Caumale
Château de Caumale
Château de Caumale
Crédit photo : Angelique de Lary - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1618
Première mention seigneuriale
1666
Statut de « maison noble »
1744
Mariage Boyrie-Grenier
1830
Achat par les Delisle
1870
Vente par les Delisle
31 janvier 2002
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis fortifié, l'enceinte et les piliers des anciens portails, y compris les piliers du portail ouvrant sur la route départementale n° 35, et l'ancien parterre en totalité ; les façades et toitures des communs délimitant la cour intérieure du château et les bâtiments des communs formant le Petit Caumale (cad. F 114, 115, 136) : inscription par arrêté du 31 janvier 2002

Personnages clés

Fortis Grenier - Seigneur de Caumale Premier seigneur attesté (1618).
Jeanne de Grenier - Héritière de Caumale Épouse Jean-Marie Boyrie en 1744.
Joseph Bernard Delisle - Propriétaire colonial Acheteur en 1830, remanie le château.
Gaston Fébus - Comte de Foix et vicomte de Béarn Lié au Gabardan, terre de chasse.
Comte de Vaublanc - Ministre de Louis XVIII Refugié à Caumale sous la Révolution.
Rochambeau fils - Invité des Delisle Présent lors d’un mariage en 1830.

Origine et histoire

Le château de Caumale, situé à Escalans dans les Landes, est un monument dont les origines remontent au XIIe siècle, avec des transformations majeures aux XVe, XVIe et XIXe siècles. Il conserve deux tours basses médiévales et cinq autres datant des XVe-XVIe siècles, entourées d’une enceinte adaptée en chais viticoles. Résistant à la guerre de Cent Ans et aux guerres de Religion, il devint un refuge pour Gabarret, sa ville voisine, avant d’être transformé en résidence de plaisance par la famille Delisle, liée aux colonies de Saint-Domingue et Cuba.

Au XVIIe siècle, Caumale est mentionné comme « maison noble » (1666), anoblissant son propriétaire selon l’usage gascon, bien que non reconnu par la couronne. La seigneurie passe des Grenier (attestés dès 1618) aux Boyrie de Caumale au XVIIIe siècle, après le mariage de Jean-Marie Boyrie avec Jeanne de Grenier en 1744. Le château, qualifié de « château et jardin nobles » en 1758, est vendu en 1830 à Joseph Bernard Delisle, famille de planteurs réfugiés, qui le remanie intérieurement et y reçoit des personnalités comme Rochambeau fils ou Humboldt.

En 1870, les héritiers Delisle cèdent Caumale pour 150 000 francs or. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 2002, comprend un logis carré flanqué de quatre tours d’angle (dont une d’escalier menant à la chambre du gouverneur Rochambeau), des communs agricoles, et un ancien parterre. Son histoire mêle défense médiévale, enjeux seigneuriaux gascons, et héritage colonial, tout en restant ouvert au public l’été comme domaine viticole producteur d’armagnac.

Les sources historiques, notamment les travaux de l’abbé Devert et du professeur Jacques de Cauna, soulignent son rôle de refuge et son lien avec le Gabardan, terre de chasse de Gaston Fébus. Un souterrain relierait d’ailleurs Caumale à Gabarret. Sous la Révolution, Madame de Caumale (mère des vendeurs de 1830) y offrit asile au comte de Vaublanc, proscrit, illustrant son ancrage dans les réseaux aristocratiques et coloniaux de l’époque.

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