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Église de l'Assomption de Saunières en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Église de l'Assomption de Saunières

    1 Allée du Cimetière
    71350 Saunières
PRA

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540
Dalle funéraire d'un prêtre
1636
Destruction par les troupes austro-comtoises
fin du XVIIe siècle
Réalisation du retable
XVIIIe siècle
Reconstruction de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Lamboy - Lieutenant du général Gallas Responsable des destructions de 1636.
Besnard - Maître-verrier chalonnais Auteur présumé des vitraux du transept.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Saunières est un édifice religieux situé dans le département de Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté. Elle se distingue par son cimetière toujours adjacent, une particularité rare pour les églises de cette époque. L’édifice actuel résulte d’une reconstruction au XVIIIe siècle, consécutive aux destructions subies en 1636 lors des ravages perpétrés par les troupes austro-comtoises de Lamboy, lieutenant du général Gallas, dans le cadre de la guerre de Trente Ans.

Le plan de l’église s’organise d’est en ouest : un chœur surélevé, un transept saillant au nord et au sud, et une nef surmontée à l’ouest d’un clocher couvert d’ardoise. L’entrée se fait par une porte latérale ouvrant sur le transept, voûté en plein cintre. Le chœur, probablement épargné lors des dévastations de 1636, présente une voûte en arcs brisés et se termine par un chevet plat, tandis que la nef, partiellement voûtée et partiellement plafonnée, témoigne des phases de reconstruction post-guerre.

Parmi les éléments remarquables, le retable du maître-autel, en bois sculpté et peint à la fin du XVIIe siècle, domine l’espace. Il encadre un tableau central représentant l’Assomption de la Vierge, flané de deux colonnes corinthiennes. L’église abrite également une grille de communion ouvragée, une chaise curiale de style Louis XVI à baldaquin, et deux dalles funéraires du XVIe siècle réemployées comme tables d’autel. Seuls les vitraux du transept, attribués aux ateliers du maître-verrier chalonnais Besnard, apportent une touche colorée à l’édifice.

L’église dépend du diocèse d’Autun et de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Trois-Rivières, dont le siège se trouve à Verdun-sur-le-Doubs. Elle reste un lieu de culte catholique actif, géré selon les dispositions de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Son histoire reflète à la fois les bouleversements liés aux conflits européens du XVIIe siècle et les adaptations architecturales qui en ont découlé.

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