Première mention du prieuré 1218 (≈ 1218)
*Locus de Bar* cité dans les chartes.
1239
Légation à la seigneurie d’Ecotay
Légation à la seigneurie d’Ecotay 1239 (≈ 1239)
Don de Guy V, comte de Forez.
1378-1379
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans 1378-1379 (≈ 1379)
Prieuré *démoli* puis rebâti.
1513-1520
Début des prieurs commendataires
Début des prieurs commendataires 1513-1520 (≈ 1517)
Fin de la résidence monastique.
1611 et 1618
Reconstruction du beffroi
Reconstruction du beffroi 1611 et 1618 (≈ 1618)
Travaux sur le clocher.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Acquis par M. Leconte.
1863
Ajout de deux chapelles
Ajout de deux chapelles 1863 (≈ 1863)
Création des collatéraux.
1991
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1991 (≈ 1991)
Protection de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean (cad. C 45) : inscription par arrêté du 19 novembre 1991
Personnages clés
Guy V - Comte de Forez
Lègue Bard à Ecotay en 1239.
M. De Pingon - Comte de Lyon et prieur
Propriétaire en 1752.
M. Leconte - Acquéreur révolutionnaire
Acheteur des biens nationaux en 1791.
Origine et histoire
L’église Saint-Jean, dédiée à Saint-Jean l’évangéliste, trouve ses origines entre les XIIe et XIIIe siècles comme partie intégrante d’un prieuré bénédictin fondé par le comte de Nevers. Ce prieuré, initialement occupé par des chanoines suivant la règle de Saint-Augustin, était rattaché au chapitre de Notre-Dame de Semur-en-Auxois. Détruit partiellement pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), il fut reconstruit à la fin du XIVe siècle, comme en témoigne un rapport de visite pastorale de 1378-1379. À partir de 1513-1520, les prieurs deviennent commendataires, ne résidant plus sur place, marquant le déclin de la vie monastique à Bard.
Au XVIIe siècle, l’église subit des transformations majeures : la nef est encadrée de deux bas-côtés, et le beffroi est reconstruit en 1611 et 1618. En 1618, le clocher est achevé, tandis qu’en 1863, deux chapelles latérales sont ajoutées, formant des collatéraux. Le prieuré, déjà en mauvais état au XVIIIe siècle, est vendu comme bien national en 1791. Les descriptions de 1752 révèlent des bâtiments modestes, comparables à une ferme, avec une église servant de chapelle et quelques traces de vie religieuse, comme une chambre des Moynes.
À la Révolution, le prieuré est acquis par M. Leconte pour 18 500 livres, puis morcelé entre divers propriétaires. Au XIXe siècle, il ne reste que l’église, les autres bâtiments ayant disparu ou s’étant effondrés, comme une maison du XVIe siècle autrefois appelée prieuré. L’église, devenue paroissiale, conserve des éléments médiévaux (soubassement de la nef, base du clocher) tout en intégrant des ajouts des XVIIe et XIXe siècles. Elle est inscrite aux Monuments Historiques en 1991 et appartient aujourd’hui à la commune de Bard.
Le prieuré de Bard, mentionné dès 1218 sous le nom de Locus de Bar, était une possession du comte de Forez, Guy V, qui le légua en 1239 à la seigneurie d’Ecotay. Affilié à l’abbaye de Manglieu en Auvergne, il abritait une communauté monastique active jusqu’au XVIe siècle, marquée par des confréries locales (Saint-Blaise en 1343, Saint-Esprit en 1488). Son déclin s’amorce avec le départ des moines vers 1725, transformant le site en un domaine agricole exploité par des fermiers.
Les vestiges actuels de l’église Saint-Jean reflètent ces strates historiques : une nef voûtée percée de fenêtres, un clocher reconstruit, et des chapelles latérales ajoutées au XIXe siècle. Les fouilles et archives révèlent aussi des traces d’anciennes portes contre le mur sud, derniers témoignages des bâtiments prieuraux disparus. Aujourd’hui, l’édifice, propriété communale, reste le seul vestige tangible de ce passé monastique et paroissial.