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Église Saint-Julien de Peynier dans les Bouches-du-Rhône

Bouches-du-Rhône

Église Saint-Julien de Peynier

    1 Avenue du Cabaret
    13790 Peynier

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1079
Première mention écrite
XIIe siècle
Reconstruction romane
1711-1713
Construction du clocher
1786
Agrandissement collatéral
fin XVIIe siècle
Nef baroque reconstruite
XIXe siècle
Inversion de l'orientation
2014
Restauration des peintures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis de Thomassin de Peynier - Marquis de Peynier Commanditaire de la plaque commémorative en 1787

Origine et histoire

L'église paroissiale Saint-Julien de Peynier, mentionnée dès 1079 parmi les biens de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, conserve des vestiges de son origine médiévale. Une muraille au bas du clocher et le chevet roman, avec son abside voûtée en cul-de-four, datent de la reconstruction du XIIe siècle. Les rares éléments décoratifs d'époque incluent des arcs en plein cintre et une corniche moulurée, tandis que des peintures murales (fleurs de lys, frises polychromes) ornent l'abside depuis la fin du Moyen Âge, restaurées en 2014.

À partir du XVIIe siècle, l'édifice subit des transformations majeures : la nef est reconstruite en style baroque (fin XVIIe), un clocher inachevé est érigé entre 1711 et 1713, et un collatéral Notre-Dame est ajouté en 1786. Au XIXe siècle, l'orientation liturgique est inversée, avec le chœur déplacé à l'ouest et de nouvelles portes ouvertes sur la place. Un balcon privé, aujourd'hui disparu, permettait autrefois aux seigneurs de Thomassin de Peynier d'accéder directement à l'office depuis leur château.

Le mobilier intérieur, majoritairement sulpicien (fin XIXe), inclut une croix de procession de 1789 et un bourdon de 1694, classé monument historique. Le clocher, doté de quatre cloches, domine le village. La tombe seigneuriale des Thomassin, initialement dans la chapelle Saint-Joseph, se situe désormais sous la sacristie. Une plaque commémorative, brisée pendant la Révolution puis reconstituée, rappelle leur lignée.

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