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Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Varennes-en-Croix dans la Somme

Somme

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Varennes-en-Croix

    1 Rue Warin
    80560 Varennes

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1662
Sculpture du Christ triomphal
1771
Reconstruction de l'église
1792-1793
Transfert des sculptures de Clairfay
1803
Refonte de la cloche
30 novembre 1908
Classement de la Vierge du Hêtre
3 septembre 1979
Classement du groupe sculpté
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre-François-Nicolas Lenglet - Maire de Varennes-en-Croix en 1803 Mentionné sur la cloche refondue.
Jean-Baptiste Cavillier - Fondeur de cloches A refondu la cloche en 1803.
Jean-Pierre Etienne - Curé de Varennes en 1803 A béni la cloche *Marie Anne Charlotte*.

Origine et histoire

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Varennes-en-Croix se dresse au cœur du village de Varennes-en-Croix, dans le département de la Somme, près d'Albert. Ce monument religieux, reconstruit en 1771, illustre l'architecture locale avec ses murs en craie et sa toiture en ardoise, partiellement issus du château d’Hyerville. Son plan simple, composé d’une nef unique et d’un chœur en abside, est surmonté d’un clocher pointu couvert d’ardoises.

Pendant la Révolution française, l’église a accueilli des œuvres issues de l’abbaye de Clairfay, déclarée bien national. Parmi elles, une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIe siècle, dite Notre-Dame du Hêtre, classée dès 1908. L’édifice abrite aussi un remarquable groupe sculpté en chêne de 1662, représentant le Christ entrant à Jérusalem sur un ânon, surnommé localement « Ch’ bon Diu à beudets ». Pesant 400 kg, cette pièce, classée en 1979, était autrefois promenée en procession le jour des Rameaux.

L’intérieur conserve d’autres éléments protégés : un maître-autel du XVIIIe siècle orné d’une Gloire dorée, des statues de saints (dont deux saint Blaise), des fonts baptismaux en pierre, et une chaire à prêcher en bois doré. La cloche, refondue en 1803, porte une inscription nommant les notables locaux de l’époque, dont le maire Pierre-François-Nicolas Lenglet et le fondeur Jean-Baptiste Cavillier. Ces détails témoignent de l’ancrage de l’église dans la vie communautaire et religieuse du village.

Les matériaux et objets de l’église reflètent des réemplois et des dons, comme les ardoises du château d’Hyerville ou les sculptures de Clairfay. Ces transferts, typiques des bouleversements révolutionnaires, ont enrichi son patrimoine. Aujourd’hui, l’édifice reste un marqueur de l’histoire locale, mêlant héritage médiéval, reconstructions modernes et traditions populaires, comme la procession des Rameaux.

L’architecture sobre de l’église, avec sa nef unique et son abside arrondie, s’inscrit dans la tradition des églises rurales picardes. La muche (cave voûtée) sur laquelle elle est partiellement bâtie rappelle les techniques de construction anciennes. Son clocher, visible de loin, servait aussi de repère pour la communauté agricole environnante, soulignant son rôle central dans la vie quotidienne et spirituelle du village.

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