Fondation du monastère VIIe siècle (≈ 750)
Monastère sur le tombeau de saint Blandin.
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman, contreforts d'origine.
XVIe siècle
Restauration Renaissance
Restauration Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Chevet remanié, baie à lancettes.
1789
Fermeture du monastère
Fermeture du monastère 1789 (≈ 1789)
Disparition pendant la Révolution.
1868
Vitrail de saint Blaise
Vitrail de saint Blaise 1868 (≈ 1868)
Signé Lévêque (Beauvais).
1946
Vitrail du chœur
Vitrail du chœur 1946 (≈ 1946)
Scènes de la vie du Christ.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Saint Sulpice - Évêque de Bourges (VIe siècle)
Patron de l'église actuelle.
Saint Blandin de Meaux - Ermite (VIIe siècle)
Fonda le monastère originel.
Sainte Fare - Abbesse de Faremoutiers
Représentée sur un vitrail.
Origine et histoire
L'église Saint-Sulpice de La Celle-sur-Morin, située en Seine-et-Marne, est un édifice religieux construit au XIIe siècle dans le style roman, puis restauré au XVIe siècle. Dédiée à saint Sulpice, évêque de Bourges au VIe siècle, elle remplace un monastère fondé vers le VIIe siècle sur l'île du Grand Morin, lié au tombeau de saint Blandin de Meaux, un ermite local. Ce monastère, fermé pendant la Révolution de 1789, n'a laissé aucune trace architecturale.
La façade occidentale de l'église présente un portail en arc surbaissé et une baie ogivale, tandis que les murs latéraux, renforcés par des contreforts du XIIe siècle, sont percés de baies en plein cintre. Le chevet plat, remanié à la Renaissance, arbore une grande baie à quatre lancettes ornée de vitraux du XIXe et XXe siècles, dont un vitrail de 1946 illustrant des scènes de la vie du Christ. À l'intérieur, la nef à quatre travées et les collatéraux mènent à un chœur voûté d'ogives médiévales.
Le mobilier inclut des éléments remarquables comme une cuve en pierre du XIe siècle (ancien lavabo du prieuré bénédictin dissous à la Révolution), des statues en bois du XVIe siècle représentant des saints évêques, et une Vierge à l'Enfant polychrome du XVe siècle. Deux fresques du XVe siècle subsistent dans le chœur, dépeignant les Noces de Cana et la Transfiguration du Christ. Les vitraux, signés par l'atelier Lévêque (Beauvais), célèbrent des figures locales comme sainte Fare (abbesse de Faremoutiers) et saint Roch de Montpellier.
L'édifice illustre ainsi une superposition de styles — roman, gothique et Renaissance — tout en témoignant de l'histoire monastique de la région, aujourd'hui disparue. Les restaurations successives, notamment au XVIe siècle, ont préservé des éléments médiévaux tout en intégrant des ajouts artistiques postérieurs, comme les vitraux du XIXe siècle.
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