Construction du Klockhuis 1er quart XIXe siècle (≈ 1925)
Édifié après destruction du clocher.
17 février 1989
Inscription monument historique
Inscription monument historique 17 février 1989 (≈ 1989)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Klockhuis (maison des cloches) , dans le cimetière entourant l'église (cad. AA 24) : inscription par arrêté du 17 février 1989
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur.
Origine et histoire du Klockhuis
Le Klockhuis, littéralement « maison des cloches » en néerlandais, est un édifice construit au début du XIXe siècle à Hardifort, dans le département du Nord. Il a été érigé à la suite de la destruction du clocher de l'église locale et devait initialement servir de solution provisoire. Ce bâtiment, situé à côté de l'église et entouré par le cimetière, est le seul de son genre en Flandre française avec celui d'Eecke, à une dizaine de kilomètres.
Hardifort, commune rurale des Hauts-de-France, est marquée par son histoire flamande et son patrimoine modeste mais emblématique. Le Klockhuis, classé monument historique en 1989, témoigne de l'adaptation des communautés locales après des destructions, comme celles subies lors des conflits ou intempéries. La région, marquée par une forte tradition agricole, a souvent vu ses églises jouer un rôle central dans la vie sociale et religieuse.
Le village, traversé par des cours d'eau comme la Sale Becque, a une histoire liée aux voies anciennes, potentiellement romaines, reliant Cassel à la mer. Pendant la Première Guerre mondiale, Hardifort a fait partie du commandement d'étapes, un système militaire organisant le stationnement des troupes en arrière-front. Ce contexte historique souligne l'importance des infrastructures locales, comme le Klockhuis, dans la mémoire collective.
Le monument, propriété de la commune, est un exemple rare d'architecture utilitaire liée aux pratiques religieuses et communautaires. Son inscription au titre des monuments historiques en 1989 a permis de préserver ce patrimoine unique, reflétant à la fois l'identité flamande et l'histoire rurale du Nord de la France.