Construction initiale Seconde moitié du XVe siècle (vers 1472) (≈ 1575)
Datation dendrochronologique du colombier.
1835
Plan cadastral
Plan cadastral 1835 (≈ 1835)
Localisation dans une cour de ferme.
11 juillet 1984
Inscription MH
Inscription MH 11 juillet 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 408) : inscription par arrêté du 11 juillet 1984
Origine et histoire
Le colombier de Barlaude est un pigeonnier de plan carré, construit en pan de bois hourdé de torchis et recouvert d’un enduit. Il repose sur quatre poteaux à aisseliers et est surmonté d’un toit en pavillon avec un lanterneau en dôme. Sa structure orthogonale, renforcée par des croix de Saint-André, illustre une technique de construction traditionnelle. Ce type d’édifice, fréquent en Limagne, servait à l’élevage des pigeons, symbole de statut social à l’époque moderne.
Une expertise dendrochronologique a révélé que sa construction remonterait en réalité à la seconde moitié du XVe siècle (vers 1472 ou peu après), bien que son style architectural et les sources écrites l’associent initialement au XVIIIe siècle. Le plan cadastral de 1835 le situe au centre d’une cour de ferme, aujourd’hui disparue, attestant de son intégration dans un ensemble agricole plus vaste. Ses façades et toitures ont été inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 11 juillet 1984.
Architecturalement, le colombier se distingue par ses murs à colombages en pisé et son clocheton à base carrée, coiffé d’un dôme en écailles de bois. Ce modèle, caractéristique des colombiers de Limagne, reflète à la fois une fonction utilitaire (élevage) et un marqueur de propriété terrienne. La couverture en tuiles plates et la structure surélevée sur pilotis visaient à protéger les pigeons des prédateurs et de l’humidité, techniques courantes dans les zones rurales d’Auvergne.
Aujourd’hui, le colombier de Barlaude subsiste comme un témoignage rare de l’architecture vernaculaire et des pratiques agricoles d’Ancien Régime. Son état de conservation et sa localisation précise (20 Avenue de la Limagne à Villeneuve-les-Cerfs) en font un patrimoine remarquable, bien que son environnement d’origine ait disparu. La précision de sa datation tardive (XVe siècle) soulève des questions sur l’évolution des techniques de construction en Auvergne avant le XVIIIe siècle.