Construction initiale vers 1810 (≈ 1810)
Maison construite comme brasserie du village.
1843
Devenue brasserie du village
Devenue brasserie du village 1843 (≈ 1843)
Période industrielle avant son retour à l’usage résidentiel.
9 juin 1934
Achat par les de Gaulle
Achat par les de Gaulle 9 juin 1934 (≈ 1934)
Acquisition en viager pour 45 000 francs.
1934
Achat par les de Gaulle
Achat par les de Gaulle 1934 (≈ 1934)
Acquisition en viager pour 45 000 francs.
1944
Pillage et incendie
Pillage et incendie 1944 (≈ 1944)
Dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale.
1946
Construction de la tour
Construction de la tour 1946 (≈ 1946)
Ajout du bureau hexagonal par de Gaulle.
9 novembre 1970
Mort du général
Mort du général 9 novembre 1970 (≈ 1970)
Décès dans la bibliothèque.
1980
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1980 (≈ 1980)
La Boisserie accessible au public.
6 septembre 2004
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 6 septembre 2004 (≈ 2004)
Protection officielle de la maison et du parc.
2004
Classement Monument historique
Classement Monument historique 2004 (≈ 2004)
Protection officielle du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison et son parc, y compris la clôture sur rue (cad. AH 73b et z) : inscription par arrêté du 6 septembre 2004
Personnages clés
Charles de Gaulle - Général et président
Propriétaire, y écrit et meurt.
Yvonne de Gaulle - Épouse du général
Gère la maison jusqu’en 1978.
Anne de Gaulle - Fille des de Gaulle
Trisomique, y séjournait souvent.
Alice Bombal - Ancienne propriétaire
Vend la maison en viager.
Eugène Jolas - Écrivain américain locataire
Occupe les lieux avant l’achat par de Gaulle.
Antoine Bourdelle - Sculpteur
Auteur d’une statue offerte en 1944 au général.
Konrad Adenauer - Chancelier allemand
Seul chef d’État reçu.
Philippe de Gaulle - Fils, amiral
Héritier du domaine.
Origine et histoire
La Boisserie est une gentilhommière construite vers 1810 à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne. À l’origine brasserie du village à partir de 1843, elle porte d’abord le nom de la Brasserie avant d’adopter son nom actuel. Ce bâtiment de quatorze pièces, entouré d’un parc de 2,5 hectares, est acquis en viager en 1934 par Charles et Yvonne de Gaulle pour 45 000 francs, avec une rente annuelle de 6 000 francs. La propriété, alors vétuste (sans eau ni téléphone), est choisie pour offrir à leur fille Anne, trisomique, un cadre campagnard protecteur. La famille y séjournait épisodiquement avant-guerre, notamment lors des affectations militaires de de Gaulle à Metz (1937-1939).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Boisserie est pillée et partiellement incendiée en 1944. Après 1945, de Gaulle y fait installer l’eau chaude, le chauffage central, et construit en 1946 une tour hexagonale abritant son bureau, où il rédige ses Mémoires de guerre. Le général s’y retire régulièrement, notamment durant sa « traversée du désert » politique, affirmant : « Colombey me manque. Je ne me vois pas vivre ailleurs. » Élu président, il continue d’y passer un week-end sur deux, refusant initialement l’Élysée. C’est là qu’il démissionne en 1969 et meurt le 9 novembre 1970, dans sa bibliothèque.
La maison, restée propriété de la famille de Gaulle, devient un musée en 1980 pour préserver son héritage. Le rez-de-chaussée (salle à manger, salon, bibliothèque, bureau) et le parc de deux hectares, avec ses jeux pour petits-enfants et son verger fleuri, sont conservés en l’état. Parmi les objets exposés figurent des cadeaux diplomatiques (amphores romaines, coq en acier de Thiérache), des masques africains, et les Mémoires de guerre reliés de cuir vert. Le domaine, inscrit aux Monuments Historiques en 2004 et labellisé Maisons des Illustres en 2011, témoigne de la vie intime et politique du général.
Avant les de Gaulle, la propriété est louée par l’écrivain américain Eugène Jolas et son épouse Maria McDonald, parents de la compositrice Betsy Jolas. La vendeuse en viager, Alice Bombal (1861–1939), fille de l’architecte Henry-Arsène Descaves, meurt noyée dans sa baignoire à Paris. Pendant l’Occupation, les biens du général sont confisqués en 1940, mais la Boisserie, mise aux enchères, ne trouve pas preneur. Après la guerre, Yvonne de Gaulle y réside jusqu’en 1978, avant de rejoindre une maison de retraite à Paris, où elle décède en 1979.
Le parc, orné de rosiers et de pivoines, abrite des statues, dont une œuvre d’Antoine Bourdelle offerte en 1944. Les pièces du musée révèlent la simplicité du cadre de vie : carrelage noir et blanc, meubles normands, tapisseries d’Aubusson, et objets personnels comme le briquet ou les fils barbelés du camp de Compiègne. La bibliothèque, où de Gaulle meurt en regardant la télévision, conserve ses Mémoires, des œuvres de Chateaubriand et de Jules Verne, ainsi que des photos dédicacées par des chefs d’État (Kennedy, Élisabeth II, Churchill).
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Les charges financières de l'entretien de la propriété étant devenues trop lourdes, la Boisserie est devenue un musée ouvert au public.
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