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Propriété de la commune
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Milieu du XIXe siècle
Construction de la villa
Construction de la villa Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Charles Cournault transforme la maison familiale en villa mauresque.
1986
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1986 (≈ 1986)
La ville de Malzéville acquiert la propriété et commence sa restauration.
1989-1995
Restauration et réhabilitation
Restauration et réhabilitation 1989-1995 (≈ 1992)
Campagne de restauration menée par la ville de Malzéville.
29 juin 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 juin 1993 (≈ 1993)
Inscription des façades, toitures, jardin et salles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle du premier étage avec sa fontaine d'angle ; grande salle décorée, salle à coupole qui la prolonge et cabinet adjacent au deuxième étage ; jardin, à l'exception du mur de clôture sur rue (cad. AH 453) : inscription par arrêté du 29 juin 1993
Personnages clés
Charles Cournault
Érudit ayant transformé la maison en villa mauresque.
Étienne Cournault
Petit-fils de Charles Cournault, peintre sur verre et graveur.
Emmanuel Hecre
Auteur d'une monographie sur Charles Cournault et la Douëra.
Origine et histoire de La Douëra
Le domaine dit de la Douëra, aménagé dans un style arabe d'inspiration mozarabe par l'érudit Charles Cournault (1815-1904), illustre l'intérêt pour l'Orient au milieu du XIXe siècle. Située 2 rue du Lion-d'Or à Malzéville, à proximité de Nancy, la maison présente une architecture et une décoration fortement influencées par les modèles nord-africains et orientaux. Vers 1856, à la suite de ses voyages en Algérie, Charles Cournault transforme la maison familiale en villa mauresque et réalise lui-même des peintures murales et de plafond, complétées par divers objets rapportés par ses soins. Son petit-fils Étienne Cournault (1891-1948) s'installe dans la demeure dès 1930 et s'y consacre à la peinture sur verre et à la gravure. La propriété reste dans la famille jusqu'en 1986, date à laquelle la ville de Malzéville l'acquiert puis mène une campagne de réhabilitation et de restauration entre 1989 et 1995. Depuis, la Douëra fonctionne comme un centre culturel animé par la commune et par l'association Les Amis de la Douëra ; y sont proposés des expositions d'art, des concerts dits « intimes » (salle de 70 places) et une bibliothèque ouverte à tous. Les façades et les toitures, une partie du jardin et plusieurs salles font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 29 juin 1993. Côté rue du Lion-d'Or et pont Vayringe, la façade ouest présente un portail d'inspiration byzantine, un portique d'influence arabo-andalouse et des banquettes d'angle évoquant l'intérieur des mosquées maghrébines. La façade orientale, donnant sur le parc, est ornée d'éléments décoratifs parmi lesquels une tour-minaret à degrés confère à l'ensemble une allure de mosquée ; ses deux premiers niveaux s'inspirent de mosquées mameloukes du Caire. L'intérieur reprend motifs et calligraphie arabes et comporte notamment un lustre d'inspiration berbère, une coupole de type ottoman et des plafonds richement décorés. Une monographie d'Emmanuel Hecre, Les Orients de Charles Cournault (Metz, Ville de Malzéville–Serge Domini Éditeur, 2004), est consacrée au sujet.