Frise chronologique
vers 1856
Transformation en villa mauresque
Transformation en villa mauresque
vers 1856 (≈ 1856)
Charles Cournault modifie la maison familiale.
1930
Installation d'Étienne Cournault
Installation d'Étienne Cournault
1930 (≈ 1930)
Petit-fils s'y établit pour l'art.
1986
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville
1986 (≈ 1986)
Malzéville devient propriétaire du monument.
1989–1995
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1989–1995 (≈ 1992)
Réhabilitation complète du monument.
29 juin 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
29 juin 1993 (≈ 1993)
Façades, toitures et salles protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle du premier étage avec sa fontaine d'angle ; grande salle décorée, salle à coupole qui la prolonge et cabinet adjacent au deuxième étage ; jardin, à l'exception du mur de clôture sur rue (cad. AH 453) : inscription par arrêté du 29 juin 1993
Personnages clés
| Charles Cournault (1815–1904) - Propriétaire et décorateur |
Transforma la maison en villa mauresque. |
| Étienne Cournault (1891–1948) - Artiste peintre et graveur |
S'installa en 1930 pour y travailler. |
Origine et histoire
La Douëra est une maison de style mozarabe située 2 rue du Lion-d'Or à Malzéville, en Lorraine. Construite au milieu du XIXe siècle, elle fut profondément modifiée vers 1856 par Charles Cournault, un érudit passionné par l'Orient. Après ses voyages en Algérie, il transforma la demeure familiale en une villa mauresque, intégrant des éléments architecturaux et décoratifs inspirés de l'art islamique, comme un portail byzantin, un portique arabo-andalou et une tour minaret.
Charles Cournault assura lui-même la décoration intérieure, avec des peintures murales, des plafonds richement ornés de motifs arabes, et des objets rapportés d'Algérie. La maison resta dans la famille jusqu'en 1986, date à laquelle la ville de Malzéville l'acquit. Une campagne de restauration, menée entre 1989 et 1995, permit de préserver ses façades, toitures, et certaines salles, classées monuments historiques en 1993.
Depuis, La Douëra est devenue un centre culturel animé par la commune et l'association Les Amis de la Douëra. Elle accueille des expositions d'art, des concerts intimistes (jazz, classique, chanson) dans une salle de 70 places, et abrite une bibliothèque publique. Son architecture, mêlant influences maghrébines, ottomanes et byzantines, en fait un témoignage unique de l'orientalisme du XIXe siècle en France.
La façade ouest, donnant sur la rue du Lion-d'Or, présente un portail byzantin et un portique arabo-andalou, tandis que la façade est, tournée vers le parc, est ornée d'une tour minaret à degrés, inspirée des mosquées cairotes. À l'intérieur, les salles conservent des lustres berbères, une coupole ottomane et des calligraphies arabes, créant une atmosphère exotique et raffinée.
Le petit-fils de Charles Cournault, Étienne Cournault (1891–1948), s'y installa en 1930 pour y pratiquer la peinture sur verre et la gravure. Aujourd'hui, le monument, propriété de la commune, perpétue son héritage artistique et culturel, tout en offrant un espace de rencontre et de création ouvert au public.