Début de la construction 1856 (≈ 1856)
Ateliers, forge et logement patronal construits.
1859
Mise en service énergétique
Mise en service énergétique 1859 (≈ 1859)
Machine à vapeur et turbines installées.
1860
Usine à gaz
Usine à gaz 1860 (≈ 1860)
Nouvelle source d’énergie ajoutée.
1902
Électrification
Électrification 1902 (≈ 1902)
Centrale électrique construite sur place.
1912
Nouveau logement patronal
Nouveau logement patronal 1912 (≈ 1912)
Bâtiment dominant l’usine érigé.
19 mai 2003
Classement monument historique
Classement monument historique 19 mai 2003 (≈ 2003)
Inscription officielle de la fabrique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fabrique en totalité, comprenant l'atelier avec ses bâches métalliques, ses roues hydrauliques, ses martinets et ses fours, la maison Gessant, la maison Hollwarth et le cercle, la maison Massenet, le bassin, le transformateur et les jardins ouvriers (cad. AL 101 à 111) : inscription par arrêté du 19 mai 2003
Personnages clés
F. Dorian - Industriel et cofondateur
Initiateur de l’extension de l’usine.
J. Holzer - Associé de F. Dorian
Cofondateur du projet industriel.
A. Leroux - Architecte et ingénieur
Concepteur des bâtiments en 1857-1859.
Origine et histoire
La fabrique de faux Dorian de l'Alliance, située à Pont-Salomon en Haute-Loire, est une usine industrielle fondée au 2e quart du XIXe siècle. Elle fut le principal établissement de la commune, dédié à la production de faux, faucilles, et accessoirement de matériel de guerre (1914, 1939), radiateurs (années 1960), puis sécateurs et outils agricoles. Sa construction débuta en 1856, avec des ateliers, une forge, des bureaux et un logement patronal, conçus par l’architecte A. Leroux. Les aménagements hydrauliques, initialement prévus pour une papeterie, furent réutilisés pour l’usine.
L’énergie provenait d’une machine à vapeur (1859), de trois turbines, d’une usine à gaz (1860), puis de l’électricité (1902). L’usine employait 208 ouvriers en 1877, mais seulement 20 en 1998. Certains bâtiments, comme la trempe (1908) ou la forge (1909), furent reconstruits. Le logement patronal, dominant le site, date de 1912. L’architecture mêle brique et granite, avec des cheminées carrées typiques. Classée monument historique en 2003, elle illustre l’industrialisation du XIXe siècle en Auvergne.
Les productions évoluèrent avec les besoins : outils agricoles traditionnels, puis adaptations pour les guerres mondiales et la modernisation (radiateurs, sécateurs). Les sources d’énergie reflètent cette adaptation technologique, passant de l’hydraulique au gaz, puis à l’électricité. Malgré le déclin de l’emploi, le site reste un témoignage majeur du patrimoine industriel français, associé à la famille Dorian, pionnière dans la métallurgie locale.
Aujourd’hui, la fabrique conserve des éléments remarquables comme les roues hydrauliques (inutilisées), les ateliers en brique et granite, et les cheminées carrées. Son inscription aux monuments historiques protège l’ensemble des bâtiments, équipements et aménagements intérieurs. Le site, propriété privée, incarne à la fois l’héritage technique et l’histoire sociale de Pont-Salomon, liée à l’essor puis au déclin de l’industrie métallurgique régionale.