Érection en duché 1691 (≈ 1691)
Quintin devient un duché.
1728
Date gravée
Date gravée 1728 (≈ 1728)
Lucarne centrale datée sur la façade.
28 mai 1951
Inscription MH
Inscription MH 28 mai 1951 (≈ 1951)
Façade et toiture protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture (cad. B 13) : inscription par arrêté du 28 mai 1951
Origine et histoire de La Grande Maison
La Grande Maison de Quintin est une construction typique du XVIIIe siècle, édifiée en granit et située place du Martray dans la commune de Quintin, en Bretagne. Son architecture se distingue par un trumeau central encadré de deux portes, des baies appareillées au rez-de-chaussée, et des lucarnes en fronton au troisième étage, dont celle du centre porte la date de 1728. Ces éléments illustrent le savoir-faire des artisans locaux et les influences stylistiques de l'époque, mêlant fonctionnalité et ornements soignés.
En 1691, la ville de Quintin fut érigée en duché, un événement marquant pour la région qui coïncide avec une période de développement architectural. La Grande Maison, partiellement inscrite aux monuments historiques en 1951 (façade et toiture), témoigne de cette prospérité. Ses caractéristiques, comme les petits bois des ouvrants du premier étage ou les formes circulaires raccordant les pieds-droits, reflètent les techniques constructives et les goûts esthétiques du XVIIIe siècle en Bretagne.
La protection de ce monument par arrêté du 28 mai 1951 souligne son importance patrimoniale. Aujourd’hui propriété de la commune, la Grande Maison incarne à la fois l’histoire urbaine de Quintin et l’évolution de l’habitat bourgeois breton. Son emplacement central, sur une place publique, suggère un rôle social ou commercial dans la vie locale, bien que les sources ne précisent pas son usage originel.
Les matériaux utilisés, notamment le granit, sont emblématiques de la région des Côtes-d’Armor, où cette pierre était abondamment exploitée. La datation précise de 1728 sur la lucarne centrale offre un repère chronologique rare pour les maisons civiles de cette période, souvent difficiles à dater avec exactitude. Ce détail, combiné à l’inscription au titre des monuments historiques, en fait un édifice de référence pour l’étude de l’architecture domestique bretonne.