Droit de fête communale 1273 (≈ 1273)
Cordes-sur-Ciel obtient le droit de faire de la Saint-Barthélemy la fête communale.
1276
Couverture de la place
Couverture de la place 1276 (≈ 1276)
Les commerçants font couvrir la place du marché.
1358
Reconstruction autorisée
Reconstruction autorisée 1358 (≈ 1358)
Un octroi autorise la reconstruction de la halle pour favoriser le commerce.
XIVe siècle
Construction des halles
Construction des halles XIVe siècle (≈ 1450)
Construction des halles pour la vente du cuir et des étoffes.
XIXe siècle
Rénovation de la toiture
Rénovation de la toiture XIXe siècle (≈ 1865)
La toiture des halles est refaite.
1944
Classement historique
Classement historique 1944 (≈ 1944)
Les halles sont classées monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halles : classement par arrêté du 28 janvier 1944
Personnages clés
Raymond VII
Seigneur local dont le nom est associé à une rue adjacente aux halles.
Saint-Barthélemy
Saint patron des tanneurs, associé à la fête communale de Cordes-sur-Ciel.
Origine et histoire de la halle
Les halles de Cordes-sur-Ciel datent du XIVe siècle et ont été construites pour la vente du cuir et des étoffes, à une époque où la ville prospérait comme centre de production de tissus brodés et de cuirs ouvragés. Cordes possédait depuis 1273 le droit de faire de la Saint-Barthélemy la fête communale, saint patron des tanneurs, et les commerçants firent couvrir la place du marché en 1276; un octroi du lieutenant du roi en Languedoc, daté de 1358, autorisa la reconstruction de la halle pour favoriser le commerce. Classées monument historique depuis le 28 janvier 1944, les halles occupent le point haut de la ville, au carrefour de la grande rue Raymond VII, de la rue Saint-Michel et d'une ruelle qui descend vers le Portanel. Elles consistent en une aire dallée de pierre mise à niveau, accessible par des emmarchements adaptés aux différences de niveaux. Vingt-quatre piliers de pierre, de section octogonale et pourvus d'un chapiteau simple sans ornementation, soutiennent une charpente en bois à quatre pans recouverte de tuiles canal. L'ensemble privilégie l'aspect fonctionnel : un anneau fixé à l'un des piliers a servi longtemps à l'exposition des animaux pour la boucherie, et des bancs de pierre entourent le pourtour. La toiture a été refaite au XIXe siècle; en revanche, s'il n'existe pas de document confirmant le remplacement des piliers, leurs nombreuses réparations laissent planer un doute sur leur appartenance intégrale au XIVe siècle. Sous les halles se trouve un puits, dont la margelle est proche d'une croix elle aussi classée au titre des monuments historiques. Selon la tradition, ce puits aurait plus de cent mètres de profondeur; il est signalé comblé depuis 1647 puis provisoirement rouvert en 1790 et en 1826. Un sondage réalisé en 1914 atteignait 86 mètres, tandis qu'une mesure de 114 mètres figure dans d'autres relevés. Des travaux entrepris par une équipe de spéléologues cordais ont repris les sondages à partir de 86 m en 1955 et ont permis d'atteindre 114 m en 1961. Le fond du puits est dallé de pierres calcaires rectangulaires finement taillées; la galerie, creusée dans la roche, présente des diamètres et des sections variables : 2,80 m sur 13 m, puis 2 m sur 21 m et enfin 1,70 m sur 51 m, cette dernière partie étant maçonnée en blocs calcaires. Le niveau d'eau se maintient autour de 12 mètres, correspondant à un volume estimé d'environ 33 m3. Les halles témoignent ainsi de l'activité commerciale et artisanale médiévale de Cordes-sur-Ciel, matérialisée par une architecture sobre et fonctionnelle adaptée aux besoins du marché.