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La Pierre de Chalais de Clamart dans les Hauts-de-Seine

Patrimoine classé Mégalithes Pierre

La Pierre de Chalais de Clamart

    Route de la Fontaine aux Lynx92140 Clamart
Propriété de l'Etat
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
La Pierre de Chalais de Clamart
Crédit photo : Félix Potuit - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1700
1800
1900
2000
Néolithique récent
Construction présumée
1708
Premier plan cartographique
1850 (vers)
Fouilles du Dr Eugène Robert
1893
Déboisement et fouilles
9 mai 1895
Classement monument historique
1960 (vers)
Disparition du carrefour originel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit La Pierre-aux-Moines : classement par arrêté du 9 mai 1895

Personnages clés

Nicolas de Fer - Géographe Auteurs des plans de 1708 localisant les pierres.
Dr Eugène Robert - Médecin et archéologue Fouilles en 1850, confusion des deux mégalithes.
Marcellin Berthelot - Chimiste et académicien Signale le site en 1893 à l’Académie.
Abbé Breuil - Préhistorien Mentionne des ocelles (non visibles aujourd’hui).
Gabriel de Mortillet - Archéologue Visite le site en 1893 après déboisement.
Paul de Mortillet - Anthropologue Émet l’hypothèse d’un vestige de dolmen.

Origine et histoire de La Pierre de Chalais

La Pierre de Chalais, située dans le Bois de Clamart (forêt de Meudon), est un mégalithe en grès de Fontainebleau mesurant 2,20 m de haut, avec une base large de 2,10 m et un sommet aplati. Son usage comme aiguisoir à couteaux au fil des siècles aurait contribué à cette érosion. À proximité, d’autres blocs de grès gisent au sol, dont une dalle de 1,85 m x 1,60 m. Une gravure en forme de « U » (0,26 m x 0,21 m), interprétée comme une possible représentation de la déesse funéraire, orne sa face nord. L’abbé Breuil mentionnait des ocelles en partie supérieure, aujourd’hui invisibles.

Classée à tort sous le nom de Pierre aux Moines en 1895, cette pierre a été confondue au XIXe siècle avec un autre mégalithe voisin, la véritable Pierre aux Moines, aujourd’hui disparue. Les plans historiques (1708, 1723) localisaient distinctement les deux pierres, mais des fouilles au milieu du XIXe siècle, menées par le Dr Eugène Robert, ont entériné la confusion en associant les deux noms à un seul site. Les découvertes (fragments de vase, traces de charbon) suggèrent une occupation humaine ancienne, bien que la nature exacte du monument (menhir, vestige de dolmen ou d’allée couverte) reste débattue.

Le site, dessiné par Vacquer en 1875, a attiré des archéologues comme Gabriel de Mortillet et Marcellin Berthelot après un déboisement en 1893. Berthelot signale le site à l’Académie des Sciences en juillet 1893, et des fouilles ultérieures (1894) révèlent trois dalles supplémentaires. La pierre, enterrée sur 0,25 m, est désormais accessible près de l’actuel carrefour de la Pierre-aux-Moines, dans un environnement marqué par l’urbanisation (construction de l’avenue Claude-Trébignaud en 1960 sur l’emplacement originel du carrefour médiéval).

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours