Frise chronologique
Néolithique récent
Construction présumée
Construction présumée
Néolithique récent (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du mégalithe.
1708
Premier plan cartographique
Premier plan cartographique
1708 (≈ 1708)
Nicolas de Fer localise la Pierre aux Moines.
1850 (vers)
Fouilles du Dr Eugène Robert
Fouilles du Dr Eugène Robert
1850 (vers) (≈ 1850)
Découverte de fragments de vase et charbon.
1893
Déboisement et fouilles
Déboisement et fouilles
1893 (≈ 1893)
Berthelot signale le site à l’Académie.
9 mai 1895
Classement monument historique
Classement monument historique
9 mai 1895 (≈ 1895)
Sous le nom erroné de Pierre aux Moines.
1960 (vers)
Disparition du carrefour originel
Disparition du carrefour originel
1960 (vers) (≈ 1960)
Construction de l’avenue Claude-Trébignaud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre-aux-Moines : classement par arrêté du 9 mai 1895
Personnages clés
| Nicolas de Fer - Géographe |
Auteurs des plans de 1708 localisant les pierres. |
| Dr Eugène Robert - Médecin et archéologue |
Fouilles en 1850, confusion des deux mégalithes. |
| Marcellin Berthelot - Chimiste et académicien |
Signale le site en 1893 à l’Académie. |
| Abbé Breuil - Préhistorien |
Mentionne des ocelles (non visibles aujourd’hui). |
| Gabriel de Mortillet - Archéologue |
Visite le site en 1893 après déboisement. |
| Paul de Mortillet - Anthropologue |
Émet l’hypothèse d’un vestige de dolmen. |
Origine et histoire
La Pierre de Chalais, située dans le Bois de Clamart (forêt de Meudon), est un mégalithe en grès de Fontainebleau mesurant 2,20 m de haut, avec une base large de 2,10 m et un sommet aplati. Son usage comme aiguisoir à couteaux au fil des siècles aurait contribué à cette érosion. À proximité, d’autres blocs de grès gisent au sol, dont une dalle de 1,85 m x 1,60 m. Une gravure en forme de « U » (0,26 m x 0,21 m), interprétée comme une possible représentation de la déesse funéraire, orne sa face nord. L’abbé Breuil mentionnait des ocelles en partie supérieure, aujourd’hui invisibles.
Classée à tort sous le nom de Pierre aux Moines en 1895, cette pierre a été confondue au XIXe siècle avec un autre mégalithe voisin, la véritable Pierre aux Moines, aujourd’hui disparue. Les plans historiques (1708, 1723) localisaient distinctement les deux pierres, mais des fouilles au milieu du XIXe siècle, menées par le Dr Eugène Robert, ont entériné la confusion en associant les deux noms à un seul site. Les découvertes (fragments de vase, traces de charbon) suggèrent une occupation humaine ancienne, bien que la nature exacte du monument (menhir, vestige de dolmen ou d’allée couverte) reste débattue.
Le site, dessiné par Vacquer en 1875, a attiré des archéologues comme Gabriel de Mortillet et Marcellin Berthelot après un déboisement en 1893. Berthelot signale le site à l’Académie des Sciences en juillet 1893, et des fouilles ultérieures (1894) révèlent trois dalles supplémentaires. La pierre, enterrée sur 0,25 m, est désormais accessible près de l’actuel carrefour de la Pierre-aux-Moines, dans un environnement marqué par l’urbanisation (construction de l’avenue Claude-Trébignaud en 1960 sur l’emplacement originel du carrefour médiéval).