Débordement du front 10 novembre 1813 (≈ 1813)
Le front formé par les redoutes de la Madeleine et de Louis-XIV fut débordé par les troupes anglo-portugaises.
1er quart XIXe siècle
Construction de la redoute
Construction de la redoute 1er quart XIXe siècle (≈ 1925)
Édification de la redoute de la Madeleine dans le cadre des fortifications de la Rhune.
1993
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1993 (≈ 1993)
La redoute est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Redoute (cad. A 38, 40) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993
Personnages clés
Maréchal Soult
Commandant de l'armée française défendant la redoute en 1813.
Wellington
Commandant de l'armée anglo-hispano-portugaise attaquant la redoute en 1813.
Origine et histoire de La redoute
La redoute de la chapelle de la Madeleine, située au nord‑est de Sare en direction du quartier d’Amotz (commune de Saint‑Pée‑sur‑Nivelle), s’élève à la cote 187. Elle forme un quadrilatère dont trois côtés sont protégés par un fossé profond; la face orientée vers Amotz est complétée par plusieurs petits ouvrages défensifs. À 250 m à l’est s’étend la tranchée d’Uhaldekoborda, longue d’environ 500 m et protégée par un parapet d’une hauteur de 60 m. Cette redoute fait partie du vaste dispositif de fortifications de la Rhune, composé d’ouvrages installés sur les hauteurs pour contrôler la frontière franco‑espagnole et réutilisés lors des campagnes de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Sous le commandement du maréchal Soult, l’armée française défendit en 1813 plusieurs de ces redoutes, dont celle de la Madeleine, face à l’avancée de l’armée anglo‑hispano‑portugaise de Wellington. Le front formé par les redoutes de la Madeleine et de Louis‑XIV fut débordé le 10 novembre 1813 après deux assauts infructueux de deux divisions anglo‑portugaises. Comme les autres petites fortifications de la Rhune, la Madeleine servait principalement de refuge pour l’infanterie et s’inscrivait dans un système de tranchées et parapets offrant protection mais peu de capacité de contre‑attaque. L’ouvrage est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1993 et illustre la disposition défensive et les combats qui ont marqué la frontière à la fin de l’Empire.