Fondation de l'hôpital Saint-Louis 1260 (≈ 1260)
Construction contiguë au bassin pour les lépreux.
XIIIe siècle (seconde moitié)
Construction du bassin des Ladres
Construction du bassin des Ladres XIIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1350)
Datation confirmée par archéologie en 2006.
Fin du XVIIIe siècle
Première mention écrite du nom
Première mention écrite du nom Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Appellation « bassin des Ladres » documentée.
11 juillet 1979
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 11 juillet 1979 (≈ 1979)
Protection officielle du bassin et de son histoire.
2008-2009
Restauration majeure du bassin
Restauration majeure du bassin 2008-2009 (≈ 2009)
Ajout d’une chape de béton contre les remontées de vase.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bassin des Ladres devant l'hôpital Saint-Louis (cad. A 157) : inscription par arrêté du 11 juillet 1979
Personnages clés
Saint-Louis - Roi de France
Commanditaire présumé via le comte de Foix.
Comte de Foix - Seigneur local
Aura fondé le bassin en 1260.
Pierrick Stephant et Hélène Teisseire - Archéologues (HADES)
Auteurs du rapport de fouilles de 2007.
Origine et histoire
Le bassin des Ladres est un pédiluve thermal situé à Ax-les-Thermes, dans le département de l'Ariège, en région Occitanie. Construit au XIIIe siècle, il est contigu à l’hôpital Saint-Louis, édifié en 1260. Ce bassin rectangulaire de 12,50 m sur 10 m, entouré de trois degrés en granit, était alimenté par des sources chaudes sourdant entre les dalles de pierre. Il servait au traitement des compagnons d’armes de Saint-Louis, atteints de lèpre ou de maladies de peau après leur retour des croisades. À proximité, d’autres sources sulfureuses complétaient les installations thermales médiévales.
Selon les archives, le bassin aurait été fondé en 1260 par le comte de Foix, à la demande de Saint-Louis, pour soigner les soldats lépreux. Cependant, son nom n’apparaît dans les documents écrits qu’à la fin du XVIIIe siècle. Les fouilles archéologiques de 2006 ont confirmé son homogénéité de construction, datée de la seconde moitié du XIIIe siècle, bien que la margelle supérieure ait été restaurée au XIXe siècle. Au Moyen Âge, il se trouvait dans le barry des bains, une extension orientale du bourg où étaient concentrées les sources thermales.
Au fil des siècles, le bassin a changé d’usage : lavoir municipal jusqu’aux années 1960, puis pédiluve après sa restauration en 2008-2009. Une chape de béton a alors été ajoutée sous le pavement pour éviter les remontées de vase. Le monument, inscrit aux Monuments historiques depuis 1979, est aujourd’hui propriété de la commune. Son alimentation combinait les résurgences chaudes et le trop-plein des fontaines voisines (Canons, Rossignol, Etuve).
Les cartes postales du début du XXe siècle attestent de son usage comme lavoir, tandis que les archives cadastrales de 1827 et les rapports archéologiques (comme celui de Pierrick Stephant et Hélène Teisseire en 2007) documentent son évolution. Le bassin pourrait correspondre au balnea magis (« grand bain ») cité dans des textes du XIVe siècle, entouré autrefois d’édifices disparus à l’époque moderne pour former une place pavée (calade).
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