Frise chronologique
1780
Construction attribuée
Construction attribuée
1780 (≈ 1780)
Date présumée par Chalgrin pour la comtesse
Début XIXe siècle
Hypothèse alternative de construction
Hypothèse alternative de construction
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Proposée par Fabienne Cirio pour Froment
1er août 1957
Classement monument historique
Classement monument historique
1er août 1957 (≈ 1957)
Protection intégrale du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Laiterie de Madame (ancienne) : classement par arrêté du 1er août 1957
Personnages clés
| Jean-François Chalgrin - Architecte |
Auteur présumé de la laiterie |
| Comtesse de Provence - Commanditaire supposé |
Épouse du futur Louis XVIII |
| Fabienne Cirio - Historienne |
Remet en cause la datation |
| Michel Gallet - Historien de l'architecture |
Décrit le hameau de Montreuil |
Origine et histoire
La laiterie de Madame, située au 2 rue Vauban à Versailles (Yvelines), est un édifice construit en 1780 par l'architecte Jean-François Chalgrin. Commandée par la comtesse de Provence, épouse du futur Louis XVIII, elle s'inscrit dans un ensemble de fabriques ornementales destinées aux divertissements aristocratiques, à l'instar du Hameau de la Reine à Trianon. Ses colonnes en bois et ses denticules en écorce en font un exemple rare d'architecture rustique néo-classique, évoquant les origines vitruviennes.
L'attribution de la laiterie à la comtesse de Provence est cependant contestée par certains historiens. Fabienne Cirio suggère que le terrain n'appartenait pas à la comtesse et que la construction daterait plutôt du début du XIXe siècle, pour un certain Froment de Champ-Lagarde. Ce débat reflète les incertitudes entourant les commanditaires et la datation précise de certaines fabriques de l'Ancien Régime ou de la période post-révolutionnaire.
Classée monument historique depuis le 1er août 1957, la laiterie incarne le goût du XVIIIe siècle pour les architectures pittoresques et les décors champêtres. Son état de conservation et sa localisation en font un témoignage précieux des pratiques aristocratiques de loisirs, entre nature idéalisée et artifice architectural. Les sources mentionnent également une adresse alternative (57 ou 107 avenue de Paris), soulignant les variations documentaires autour de ce patrimoine.
Selon Michel Gallet, la laiterie s'intégrait dans un hameau aménagé à Montreuil, où la comtesse de Provence reproduisait les divertissements de sa belle-sœur, Marie-Antoinette. Ce contexte rappelle l'engouement des élites pour les folies et les décors pastoraux, symboles d'une nostalgie arcadienne au siècle des Lumières.