Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Lanterne des Morts à Cellefrouin en Charente

Lanterne des Morts

    1 bis Impasse des Elots
    16260 Cellefrouin
Propriété de la commune
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Lanterne des Morts
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1800
1900
2000
fin XIIe siècle
Construction initiale
1828
Restauration du piédestal
12 juillet 1886
Classement monument historique
14 novembre 1894
Subvention de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Lanterne des Morts : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé

Origine et histoire

La lanterne des morts de Cellefrouin est un édifice roman daté de la fin du XIIe siècle, caractéristique par son architecture unique. Elle repose sur un soubassement de cinq gradins et s’élève à plus de douze mètres, composée d’un faisceau de huit colonnes (quatre épaisses et quatre fines) surmontées d’un clocheton conique percé de cinq ouvertures. À l’origine, une lampe y était hissée au crépuscule via un crochet en fer encore visible au XIXe siècle, symbolisant la lumière guidant les âmes des défunts.

Le monument, classé aux monuments historiques le 12 juillet 1886, a subi des restaurations notables. En 1828, son piédestal fut reconstitué avec des pierres tombales récupérées pour un coût de 60 francs, puis en 1894, la Société Archéologique de la Charente alloua 100 francs à sa préservation. Son emplacement dans l’ancien cimetière, entouré de tombes mérovingiennes, et son orientation vers quatre vallées suggèrent aussi un rôle de repère pour les voyageurs égarés vers l’abbaye Saint-Pierre.

Architecturalement, la lanterne combine symbolisme religieux et fonction pratique. Le cône, couvert de pierres en écaille de pomme de pin, abrite quatre fenêtres alignées sur les colonnes principales pour diffuser la lumière, tandis qu’une cinquième ouverture évacuait la fumée. Bien que les lanternes des morts soient traditionnellement liées à la commémoration des défunts, celle de Cellefrouin pourrait aussi avoir servi de balise géographique, reflétant les croyances médiévales sur la mort et la protection des vivants.

Aujourd’hui propriété communale, la lanterne des morts de Cellefrouin témoigne de l’art roman charentais et des pratiques funéraires du Moyen Âge. Son classement précoce (1886) souligne son importance patrimoniale, tandis que les traces de restaurations successives illustrent les efforts locaux pour préserver ce vestige rare, lié à la fois à la spiritualité et à l’histoire matérielle de la région.

Liens externes