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Lanterne des morts d'Atur à Atur en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Lanterne des morts

Lanterne des morts d'Atur

    Rue Eugène Leroy
    24750 Boulazac Isle Manoire
Propriété de la commune
Lanterne des morts dAtur
Lanterne des morts dAtur
Lanterne des morts dAtur
Lanterne des morts dAtur
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1122
Mention écrite par Pierre le Vénérable
milieu du XIIe siècle
Construction présumée
XIXe siècle
Apparition du terme « lanterne des morts »
21 mai 1932
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Lanterne des morts avec une zone de 6 mètres de rayon : classement par arrêté du 21 mai 1932

Personnages clés

Pierre le Vénérable - Abbé de Cluny A évoqué ces monuments en 1122
Émile Vauthier - Historien local A étudié la lanterne en 1853
Huguette Bonnefond - Historienne A documenté le site en 2020

Origine et histoire

La lanterne des morts d'Atur est un monument médiéval situé dans le village d'Atur, en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine). Datant probablement du milieu du XIIe siècle, elle se dresse à 500 mètres de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, sur l'emplacement d'un ancien cimetière. Ce type de construction, dont il subsiste une centaine d'exemples en France, reste mystérieux quant à son usage exact. Les lanternes des morts apparaissent entre les XIIe et XIIIe siècles, comme en témoigne un texte de 1122 de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, évoquant un monument de pierre éclairant les cimetières la nuit.

La structure se présente comme une colonne circulaire évidée de 5 mètres de haut et d'un mètre de diamètre, surmontée d'un lanternon conique et d'une croix en fer forgé (non originale). Quatre ouvertures sous la partie conique permettaient d'éclairer la nuit grâce à un godet d'huile et une mèche, accessible par une porte à la base. Selon les traditions locales du XIXe siècle, la lanterne était allumée après chaque décès. Classée monument historique le 21 mai 1932, elle est aujourd'hui propriété de la commune d'Atur.

Le terme « lanterne des morts » n'apparaît qu'au XIXe siècle, bien que ces édifices soient bien antérieurs. En Périgord, seules trois lanternes subsistent (Atur, Cherveix-Cubas et Sarlat). Leur fonction exacte reste débattue : signalisation des cimetières, symbole de lumière pour les défunts, ou pratique rituelle liée à la mort. Les références historiques, comme celles d'Émile Vauthier (1853) ou d'Huguette Bonnefond (2020), soulignent son importance patrimoniale locale.

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