Frise chronologique
XIIe siècle (4e quart)
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (4e quart) (≈ 1250)
Période de construction présumée de la lanterne.
Vers 1760
Réutilisation des matériaux
Réutilisation des matériaux
Vers 1760 (≈ 1760)
Pierres des marches enlevées sur trois côtés.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments historiques français.
1875
Première restauration majeure
Première restauration majeure
1875 (≈ 1875)
Rapport de l'architecte D. Darcy suivi de travaux.
1888
Restauration du degré
Restauration du degré
1888 (≈ 1888)
Travaux ciblés sur les marches du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lanterne des Morts : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Viollet-le-Duc - Architecte et théoricien |
A relevé la lanterne vers 1860. |
| A. de la Villegille - Architecte ou historien |
A relevé le monument vers 1840. |
| D. Darcy - Architecte des Monuments Historiques |
Auteur d'un rapport en 1875. |
Origine et histoire
La lanterne des morts de Ciron est un monument historique du XIIe siècle, situé dans la commune de Ciron, dans le département de l'Indre. Classée dès 1862 parmi les premiers monuments historiques de France, cette structure se distingue par son architecture unique : une colonne cylindrique de cinq mètres de haut, surmontée d’un cône décoré d’écailles, initialement couronné par un fleuron remplacé plus tard par une croix. Elle repose sur une plateforme carrée accessible par un seul côté, entourée de tombes, suggérant un usage funéraire et commémoratif.
La colonne, évidée sous sa partie conique, était conçue pour laisser passer la lumière d’un fanal suspendu à l’intérieur, visible depuis l’extérieur. Une des assises du fût forme un autel orienté vers des gradins, tandis qu’une ouverture carrée, destinée à une porte, est percée à hauteur de table. Derrière la colonne, une saillie mutilée indique l’emplacement d’une ancienne tablette de pierre, probablement utilisée comme crédence lors d’offices religieux. Des modifications ont été apportées au fil des siècles, notamment au 18e siècle, où des pierres des marches furent réutilisées, et lors de restaurations successives aux 19e et 20e siècles.
Les relevés architecturaux réalisés par des figures comme Viollet-le-Duc au 19e siècle, ainsi que les rapports d’architectes attachés à la Commission des Monuments Historiques, ont permis de documenter et préserver ce monument. Son état actuel résulte de restaurations menées en 1875 et 1888, visant à conserver sa structure et son aspect d’origine. La lanterne des morts de Ciron illustre ainsi l’importance des monuments funéraires médiévaux dans le paysage religieux et mémoriel de la région Centre-Val de Loire.