Frise chronologique
VIe siècle
Origines païennes du site
Origines païennes du site
VIe siècle (≈ 650)
Vestiges celtes et autel druidique découverts.
XIIe siècle
Construction de la lanterne
Construction de la lanterne
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification en style roman saintongeais.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1862 (≈ 1862)
Première liste des MH en France.
1928
Inspiration du monument Barrès
Inspiration du monument Barrès
1928 (≈ 1928)
Réplique en Lorraine (colline de Sion).
1994
Réplique à Lozay
Réplique à Lozay
1994 (≈ 1994)
Construction sur l’A10 (sens Paris-Bordeaux).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lanterne des morts : classement par liste de 1862
Origine et histoire
La lanterne des morts de Fenioux, édifiée au XIIe siècle, est un exemple remarquable de l’architecture romane saintongeais. Elle se distingue par ses onze colonnes et son escalier intérieur de 38 marches menant à un lanternon surmonté d’une croix. Un caveau voûté lui est adossé, renforçant son caractère funéraire. Son emplacement, à 80 mètres à l’ouest de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, suggère un rôle central dans les rituels religieux médiévaux, notamment comme but de procession lors du dimanche des Rameaux.
Le site de la lanterne était déjà un lieu de culte païen dès le VIe siècle, comme en témoignent les fouilles ayant révélé des pierres celtes et un autel druidique. Classée parmi les premiers monuments historiques français dès 1862, elle a inspiré des répliques modernes, comme celle de Lozay (1994) ou le monument Barrès en Lorraine (1928). Son état de conservation exceptionnel en fait un témoin unique des pratiques funéraires et religieuses du Moyen Âge en Saintonge.
Surnommée « croix de l’Ouzanne » ou « Crossonière », la lanterne illustre les liens entre christianisme et traditions locales. Sa structure, combinant symbolisme religieux et héritage païen, reflète l’évolution des croyances en Nouvelle-Aquitaine. Propriété de la commune de Fenioux, elle reste un repère historique majeur, accessible au public et ancré dans le paysage culturel de la Charente-Maritime.