Frise chronologique
1208-1209
Abbatiat d'Alix
Abbatiat d'Alix
1208-1209 (≈ 1209)
Fille de Marie de Champagne
1ère moitié du XIIIe siècle
Construction de la lanterne
Construction de la lanterne
1ère moitié du XIIIe siècle (≈ 1350)
Commandée par Alix, duchesse de Lorraine
22 mars 1957
Classement MH
Classement MH
22 mars 1957 (≈ 1957)
Chapelle Sainte-Catherine protégée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Catherine ou lanterne des morts (cad. F 881) : classement par arrêté du 22 mars 1957
Personnages clés
| Alix de Lorraine - Duchesse et abbesse |
Commanditaire du monument au XIIIe siècle |
| Marie de Champagne - 8e abbesse de Fontevraud |
Mère d'Alix, abbesse avant elle |
Origine et histoire
La lanterne des morts de Fontevraud-l'Abbaye, aussi appelée chapelle funéraire Sainte-Catherine dans sa partie inférieure, est un édifice emblématique du début du XIIIe siècle. Située dans le bourg de Fontevraud-l'Abbaye, elle était à l'origine implantée au cœur du cimetière médiéval, comme le voulaient les traditions de l'époque pour les lanternes des morts. Ce monument, de plan carré, combine un ossuaire voûté en pendentifs et une chapelle haute ornée de voûtes bombées à nervures multiples, dont les clefs représentent des anges et possiblement des évangélistes.
La construction de cette lanterne est attribuée à Alix, duchesse de Lorraine et fille du duc de Bourgogne, qui se retira à Fontevraud après son veuvage. Elle y rejoignit sa mère, Marie de Champagne, 8e abbesse de l'abbaye de Fontevraud, à laquelle elle succéda brièvement entre 1208 et 1209. L'édifice, déclaré bien national pendant la Révolution française, fut ensuite transformé en maison communale avant d'abriter aujourd'hui une habitation et un atelier artisanal.
Classée monument historique en 1957, la lanterne des morts illustre l'architecture funéraire médiévale et son rôle dans les pratiques religieuses de l'époque. Son emplacement actuel, le long de l'allée Sainte-Catherine, marque le chemin entre l'église Saint-Michel et la place du 8 mai 1945, soulignant son intégration dans le tissu urbain historique de la commune.