Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la lanterne
Construction de la lanterne
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du monument en style roman.
1er juillet 1905
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
1er juillet 1905 (≈ 1905)
Protection officielle par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lanterne des Morts en pierre, du XIIe siècle : classement par arrêté du 1er juillet 1905
Origine et histoire
La lanterne des morts de Pranzac est un édifice religieux roman du XIIe siècle, typique de l’architecture funéraire médiévale. Ce monument, haut de près de sept mètres, repose sur un soubassement de gradins et se compose d’une colonne évidée surmontée d’un clocheton conique et d’une croix. Une ouverture carrée en bas permet d’accéder à l’intérieur, tandis que des fenêtres en haut laissent passer la lumière d’un fanal allumé au crépuscule, censé guider les âmes des défunts.
Située dans le département de la Charente, sur l’emplacement de l’ancien cimetière de Pranzac, cette lanterne illustre les croyances médiévales en l’immortalité de l’âme. Les lanternes des morts, comme celle-ci, servaient de symbole religieux et appelaient les vivants à prier pour les défunts. Leur rôle était à la fois spirituel et commémoratif, marquant la présence des disparus dans la communauté.
Classée au titre des monuments historiques le 1er juillet 1905, la lanterne de Pranzac est aujourd’hui propriété de la commune. Sa structure, avec une corniche ornée d’étoiles sculptées et un fût cylindrique, reflète l’artisanat roman de la région. Le monument reste un témoignage rare de ces constructions funéraires, souvent associées aux abbayes ou aux cimetières médiévaux.
Selon les sources, la lanterne repose sur quatre gradins et son faîte est percé de petites fenêtres. Une porte, située au-dessus de la deuxième assise, donne accès à l’intérieur du fanal. Bien que son usage exact reste partiellement interprétatif, son rôle symbolique de guide pour les âmes est largement attesté par les études sur les lanternes des morts en Poitou-Charentes.