Frise chronologique
fin XIIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Période estimée de la construction originale.
1869
Déplacement du monument
Déplacement du monument
1869 (≈ 1869)
Remontée dans le cimetière actuel.
16 juin 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lanterne des Morts (cad. D 1144) : inscription par arrêté du 16 juin 1926
Origine et histoire
La lanterne des morts de Saint-Agnant-de-Versillat est un monument funéraire médiéval caractéristique de la région Limousin. Elle se compose d’une colonne hexagonale creuse, surmontée d’un toit pyramidal terminé par une boule. Sa base, percée d’une porte rectangulaire, suggère un usage rituel ou commémoratif. Chaque arête de l’hexagone est soulignée par une colonnette ornée de têtes sculptées au niveau de la corniche, tandis que le toit, ajouré de huit baies en plein-cintre, permettait probablement à la lumière de s’échapper, symbolisant une fonction de guide pour les âmes.
Datant probablement de la fin du XIIe siècle, cette lanterne a été déplacée en 1869 lors du transfert de l’ancien cimetière, initialement voisin de l’église, vers son emplacement actuel. À l’origine, elle possédait vraisemblablement un socle, aujourd’hui disparu. Classée Monument Historique par arrêté du 16 juin 1926, elle appartient désormais à la commune. Son architecture, à la fois sobre et symbolique, reflète les croyances et pratiques funéraires du Moyen Âge en Limousin, où ces édifices servaient souvent de repères spirituels ou de lieux de commémoration.
La structure de la lanterne, avec ses colonnettes ornées et ses baies en plein-cintre, témoigne d’un savoir-faire artisanal typique de l’époque romane. Bien que son usage exact reste partiellement énigmatique, les lanternes des morts étaient généralement associées à des rites liés à la purification des âmes ou à la protection des défunts. Son déplacement au XIXe siècle illustre les transformations urbaines et religieuses qui ont marqué les campagnes françaises, où les cimetières furent souvent éloignés des centres-villes pour des raisons d’hygiène et d’aménagement.