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Lanterne des morts de Saint-Amand-Magnazeix en Haute-Vienne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Lanterne des morts

Lanterne des morts de Saint-Amand-Magnazeix

    Le Bourg
    87290 Saint-Amand-Magnazeix
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de la lanterne
1842
Remplacement de la croix
9 avril 1910
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Lanterne des Morts : classement par arrêté du 9 avril 1910

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.

Origine et histoire

La lanterne des morts de Saint-Amand-Magnazeix est un édifice funéraire médiéval typique du Limousin, érigé au XIIIe siècle dans ce qui est aujourd’hui le département de la Haute-Vienne. Située au cœur du cimetière communal, sa structure en pierre se compose d’un pilier carré creux, permettant d’y hisser une flamme jusqu’à son sommet. Ce type de monument, souvent associé aux pratiques religieuses liées à la commémoration des défunts, illustre l’importance symbolique de la lumière dans les rituels funéraires chrétiens au Moyen Âge.

En 1842, une modification notable intervint : la croix de pierre originelle, couronnant le toit pyramidal de l’édifice, fut remplacée par une croix en fer, peut-être pour des raisons de solidité ou d’esthétique. Le monument fut officiellement reconnu pour sa valeur patrimoniale dès le 9 avril 1910, date à laquelle il fut classé au titre des monuments historiques par arrêté ministériel. Cette protection témoigne de son intérêt architectural et historique, ainsi que de sa rareté, les lanternes des morts étant des constructions relativement peu répandues en France.

Architecturalement, la lanterne se distingue par son lanternon carré ouvert sur ses quatre côtés, dont les baies ne sont pas parfaitement alignées, et par la présence d’un autel adossé à sa base ouest. Cet autel, orienté vers l’est, suggère une utilisation liturgique, où un célébrant pouvait officier en direction du lever du soleil, symbole de résurrection dans la tradition chrétienne. L’ensemble, propriété de la commune, reste un vestige tangible des pratiques funéraires médiévales en Limousin, aujourd’hui intégré au paysage patrimonial de la Nouvelle-Aquitaine.

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