Construction initiale Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Édification de la lanterne des morts dans le cimetière paroissial.
12 juillet 1886
Classement historique
Classement historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
La lanterne est classée au titre des monuments historiques.
1906
Restauration majeure
Restauration majeure 1906 (≈ 1906)
Travaux de restauration menés par Moreau Phelippon sous la direction de l'architecte Ballu.
1995
Restauration récente
Restauration récente 1995 (≈ 1995)
Nouvelle campagne de restauration pour préserver le monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lanterne des morts : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Moreau Phelippon
Artisan responsable des travaux de restauration en 1906.
Ballu
Architecte ayant dirigé les travaux de restauration de 1906.
Origine et histoire de la Lanterne des morts
La lanterne des morts de Saint-Pierre-d'Oléron, sise sur la place Camille Mémain, est un monument funéraire érigé vraisemblablement à la fin du XIIe siècle au centre de l'ancien cimetière paroissial. Elle s'élève à 23,40 mètres ; en comptant la plateforme qui la supporte son élévation approche 25 mètres, bien au‑dessus de la moyenne des lanternes des morts. Cette tour octogonale aux longues lignes ascendantes peut être rattachée au style Plantagenêt. La partie basse présente des faisceaux de colonnes avec chapiteaux formant une série d'arcades légèrement brisées, tandis que la partie sommitale est couronnée d'un lanternon surmonté d'une flèche en pierre. Un petit accès permet d'atteindre un escalier à vis, aujourd'hui fermé au public, qui mène à la plateforme où brûlait autrefois le feu du souvenir. Le tertre qui porte la lanterne est l'ancien ossuaire du cimetière, désormais désaffecté. Monument emblématique du paysage urbain, elle constitue l'une des lanternes des morts les plus connues de Charente‑Maritime, comparable par sa notoriété à celle de Fenioux, et s'inscrit dans un ensemble plus vaste d'exemples similaires conservés dans le centre‑ouest de la France, notamment en Charente, en Poitou, en Périgord et en Limousin. Classée au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1886, elle a fait l'objet de restaurations en 1906 — exécutées par Moreau Phelippon sous la direction de l'architecte Ballu — et en 1995, et elle est répertoriée comme site archéologique.