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Laugerie-Basse des Eyzies-de-Tayac-Sireuil aux Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne

Patrimoine classé Sites archéologique Abris sous roche

Laugerie-Basse des Eyzies-de-Tayac-Sireuil

  • D47
  • 24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, D47

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Années 1860
Premières fouilles
1864
Découverte de la Vénus impudique
Vers 1914-1918
Établissement de la stratigraphie
25 avril 1940
Classement monument historique
5 décembre 1977
Classement du site archéologique
1979
Inscription UNESCO
Juin 2011
Acquisition par la Dordogne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Édouard Lartet - Préhistorien Premières fouilles dans les années 1860.
Paul Hurault - Découvreur Trouva la Vénus impudique vers 1864.
Louis Landesque - Archéologue Identifia la plaquette Femme au renne.
Henri Breuil - Spécialiste de l'art préhistorique Étudia les œuvres magdaléniennes (1935).
Alain Roussot - Archéologue Analysa les lampes sculptées (1974).
Brigitte et Gilles Delluc - Préhistoriens Étudièrent la Femme au renne (2002).

Origine et histoire de la Laugerie-Basse

Laugerie-Basse est un abri sous roche situé sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, en Dordogne, sur la rive droite de la Vézère. Occupé au Paléolithique supérieur, il se compose de deux abris distincts : l'abri « classique » (fouillé et partiellement recouvert par des maisons troglodytes) et l'abri des Marseilles (conservé sous des éboulis et encore visitable). Ce site a livré des objets emblématiques comme la Vénus impudique (statuette féminine à tête brisée) et la plaquette Femme au renne, témoignant de l'art magdalénien.

Les premières fouilles, menées dans les années 1860 par Édouard Lartet, n’ont pas enregistré la stratigraphie avec précision. Celle-ci fut établie vers la Première Guerre mondiale, révélant quatre phases du Magdalénien (stades III à VI) durant le Würm IV. En 1864, Paul Hurault découvrit la Vénus impudique, tandis que Louis Landesque identifia plus tard la Femme au renne. Ces œuvres, parmi 600 objets exhumés, illustrent la richesse artistique du site.

Classé monument historique en 1940 et site archéologique en 1977, Laugerie-Basse intègre depuis 1979 le patrimoine mondial de l’UNESCO avec d’autres sites de la vallée de la Vézère. Acquis par le département de la Dordogne en 2011, il attire aujourd’hui 58 000 visiteurs annuels (2022), en lien avec la grotte du Grand Roc voisine. Sa protection reflète son importance pour la compréhension du Magdalénien et de l’art préhistorique.

Le site se distingue par sa stratigraphie préservée dans l’abri des Marseilles, où des éboulis ont favorisé la conservation des couches archéologiques. Les fouilles ultérieures, comme celles d’Henri Breuil (1935) ou d’Alain Roussot (1974), ont approfondi l’étude des objets sculptés (lampes, statuettes). La controverse autour de la Femme au renne, analysée par Brigitte et Gilles Delluc (2002), souligne les débats interprétatifs persistants sur ces artefacts.

Situé à 2 km au nord-ouest des Eyzies, Laugerie-Basse s’inscrit dans un paysage karstique riche en grottes ornées. Son accès par la route D47 et sa proximité avec le Grand Roc en font un lieu clé du tourisme préhistorique en Nouvelle-Aquitaine. Les protections successives (classements nationaux et internationaux) garantissent la pérennité de ce témoignage exceptionnel des sociétés magdaléniennes.

Liens externes

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