Construction du lavoir 1822-1823 (≈ 1823)
Réalisé par Louis-Nicolas Well et Augustin Manière.
1er quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction 1er quart XIXe siècle (≈ 1925)
Contexte architectural néoclassique rural.
6 février 2008
Classement monument historique
Classement monument historique 6 février 2008 (≈ 2008)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le lavoir en totalité (cad. AC 88, domaine public) : inscription par arrêté du 6 février 2008
Personnages clés
Louis-Nicolas Well - Architecte
Concepteur du lavoir et de son style.
Augustin Manière - Entrepreneur
Responsable de la construction.
Origine et histoire du Lavoir
Le lavoir Buriot est un édifice public construit entre 1822 et 1823 à Mollans, en Haute-Saône, selon les plans de l'architecte Louis-Nicolas Well. Il s'inscrit dans un projet hydraulique plus large incluant une grande fontaine et des abreuvoirs. Son architecture s'inspire directement des temples de Paestum, avec des piliers doriques en pierre de taille, sans base, soutenant une halle couverte. Ce modèle a ensuite servi de référence pour d'autres lavoirs du département, réalisés par le même architecte.
L'ensemble se compose d'une fontaine centrale encadrée par deux abreuvoirs, adossés à un lavoir couvert. La structure, propriété de la commune, a été construite par l'entrepreneur Augustin Manière sous la direction de Well. Son style néoclassique, rare pour ce type d'ouvrage utilitaire, reflète une volonté esthétique marquée, tout en répondant aux besoins pratiques de lavage et d'abreuvement des animaux.
Classé au titre des monuments historiques depuis le 6 février 2008, le lavoir Buriot témoigne de l'importance des équipements hydrauliques dans les villages au XIXe siècle. Ces infrastructures combinaient hygiène publique, approvisionnement en eau et lieu de sociabilité, notamment pour les lavandières. Son inscription dans la base Mérimée et sa localisation précise (7 Rue du Professeur Colin) en font un patrimoine local protégé et étudié.
La construction du lavoir s'inscrit dans un contexte post-révolutionnaire où les communes ruralisent leurs équipements collectifs. La Haute-Saône, département agricole, voit alors se multiplier ce type d'aménagements, souvent financés par les municipalités. Le choix d'une architecture inspirée de l'Antiquité pour un ouvrage utilitaire illustre aussi l'influence des mouvements néoclassiques sur les réalisations publiques de l'époque.