Construction du lavoir Lacroix 1823 (≈ 1823)
Prédécesseur du lavoir actuel, remplacé en 1849
1849
Construction du lavoir actuel
Construction du lavoir actuel 1849 (≈ 1849)
Œuvre de Jean-Baptiste Colard en pierre de taille
6 février 2008
Classement monument historique
Classement monument historique 6 février 2008 (≈ 2008)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le lavoir en totalité (cad. AC 48, domaine public) : inscription par arrêté du 6 février 2008
Personnages clés
Jean-Baptiste Colard - Architecte
Concepteur du lavoir en 1849
Renaud - Entrepreneur
Maître d'œuvre de la construction
Origine et histoire du Lavoir du centre
Le lavoir du centre de Mollans, érigé en 1849, remplace un lavoir antérieur daté de 1823. Conçu par l'architecte Jean-Baptiste Colard, il se distingue par sa structure en pierre de taille, combinant une halle couverte à colonnes doriques (rondes côté rue, carrées côté mur) et une fontaine circulaire ornée de motifs sculptés. Le bassin central, prolongé par deux abreuvoirs, impose un circuit hydraulique double, divergent puis convergent, reflétant une ingénierie typique du XIXe siècle.
L’édifice s’inscrit dans le contexte des aménagements hygiénistes du Second Empire, visant à améliorer les conditions de vie rurale. Les lavoirs publics, lieux de sociabilité féminine, jouaient un rôle central dans les villages, associant fonction utilitaire (lessive, abreuvement des animaux) et embellissement du cadre communal. Mollans, comme beaucoup de bourgs de Haute-Saône, bénéficia de ces infrastructures financées par les municipalités ou l’État.
Classé monument historique en 2008, le lavoir illustre l’architecture néoclassique régionale, marquée par l’usage de colonnes doriques et une intégration harmonieuse au tissu urbain. Sa localisation sur la Grande Rue, au cœur du village, et sa conservation quasi intacte en font un témoignage rare des pratiques domestiques et des savoir-faire artisanaux du milieu du XIXe siècle. Les motifs sculptés de la fontaine, bien que non détaillés dans les sources, suggèrent une volonté esthétique dépassant la simple utilité.