Construction du lavoir 1ère moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Édification avec voûte en berceau et toit de laves.
1940
Rénovation des bassins
Rénovation des bassins 1940 (≈ 1940)
Sol et bassins reconstruits en béton.
vers 1980
Extension du ruisseau
Extension du ruisseau vers 1980 (≈ 1980)
Couverture prolongée jusqu’au lavoir.
27 décembre 2002
Inscription MH
Inscription MH 27 décembre 2002 (≈ 2002)
Protection en totalité du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le lavoir et la fontaine-abreuvoir, en totalité (cad. AB 243 ; domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 27 décembre 2002
Origine et histoire
Le lavoir et fontaine-abreuvoir de Cressia, construit dans la première moitié du XIXe siècle, illustre une architecture utilitaire typique des villages du plateau du Jura. Sa structure se compose d’une halle couverte d’une voûte en berceau, directement surmontée d’un toit de laves, un matériau volcanique local. Ce style le rapproche des chapelles et oratoires jurassiens, révélant une continuité dans les techniques de construction régionales. Bien que les bassins et le sol aient été reconstruits en béton en 1940, le toit de laves d’origine a été préservé, témoignant de son authenticité partielle.
En 1980, la couverture du ruisseau alimentant le lavoir a été prolongée jusqu’à l’édifice, modernisant son système hydraulique. Ce monument s’inscrit dans la première génération des adductions d’eau villageoises, marquant une étape clé dans l’amélioration des conditions sanitaires et sociales des communautés rurales au XIXe siècle. Son inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 27 décembre 2002 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle historique dans la vie quotidienne du village.
La localisation du lavoir, au chemin de la Fruitière à Cressia (Jura), reflète son intégration dans le tissu rural. Propriété de la commune, il incarne aujourd’hui un héritage collectif, bien que son état de conservation et son accessibilité (localisation jugée « passable ») invitent à une préservation attentive. Les sources disponibles, comme Monumentum, confirment son statut d’élément représentatif du patrimoine hydraulique et architectural de la Bourgogne-Franche-Comté.