Frise chronologique
1047
Premier seigneur mentionné
Premier seigneur mentionné
1047 (≈ 1047)
Morvan, vicomte du Faou
XIe siècle
Fondation du bourg
Fondation du bourg
XIe siècle (≈ 1150)
Relais de poste à cheval
1173
Attestation du nom *Le Fou*
Attestation du nom *Le Fou*
1173 (≈ 1173)
Origine latine *fagus* (hêtre)
1640
Construction de l'église Saint-Sauveur
Construction de l'église Saint-Sauveur
1640 (≈ 1640)
Style breton classique
1835–1879
Aménagements portuaires
Aménagements portuaires
1835–1879 (≈ 1857)
Quais de l’Ouest et Quélern
1858
Visite de Napoléon III
Visite de Napoléon III
1858 (≈ 1858)
Discours et aumônes aux pauvres
XVIIe–XIXe siècles
Âge d'or du port
Âge d'or du port
XVIIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Transport du bois vers Brest
1890
Port actif classé 2e de la rade
Port actif classé 2e de la rade
1890 (≈ 1890)
214 navires annuels
1944
Fusillade de résistants
Fusillade de résistants
1944 (≈ 1944)
15 membres du réseau Vengeance
1970
Fusion avec Rumengol
Fusion avec Rumengol
1970 (≈ 1970)
Annexion de la commune voisine
2016
Label *Petite Cité de Caractère*
Label *Petite Cité de Caractère*
2016 (≈ 2016)
Reconnaissance patrimoniale
2019
Label *Port d’Intérêt Patrimonial*
Label *Port d’Intérêt Patrimonial*
2019 (≈ 2019)
Valorisation du port historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Morvan - Vicomte du Faou (XIe siècle) |
Premier seigneur attesté en 1047 |
| Saint Guénolé - Fondateur de Landévennec |
Légende liée à la christianisation |
| Jehan du Faou - Croisé et prisonnier (XIVe siècle) |
Capturé à Nicopolis en 1396 |
| Anne de Sanzay - Chef ligueur (XVIe siècle) |
Pille Le Faou en 1593 |
| Eugène Boudin - Peintre (XIXe siècle) |
Aquarelles des foires du Faou |
| Yves Lagatu - Compagnon de la Libération |
Résistant né à Rumengol |
| Napoléon III - Empereur (1858) |
Visite officielle au Faou |
| Anatole Le Braz - Écrivain (XIXe–XXe siècles) |
Auteur de contes sur Rumengol |
Origine et histoire
Le Faou est une commune du Finistère, en Bretagne, située au fond de la rade de Brest, sur la rivière du Faou. Fondé au XIe siècle comme relais de poste à cheval, ce bourg s’est développé grâce à son port, carrefour entre le Léon, la Cornouaille et la presqu’île de Crozon. Son histoire est marquée par son rôle commercial et maritime, notamment pour le transport du bois de la forêt du Cranou vers l’arsenal de Brest aux XVIIe–XIXe siècles.
Le Faou fut le siège d’une vicomté puissante dès le XIe siècle, avec des seigneurs comme Morvan ou Soudan, impliqués dans les croisades et les conflits bretons. La ville, jamais fortifiée mais dotée d’un château, devint un centre de foires et de marchés, attirant des marchands et des pèlerins vers son église Saint-Sauveur et le sanctuaire de Rumengol, célèbre pour son pardon des chanteurs.
Classé « Petite Cité de Caractère » en 2016 et « Port d’Intérêt Patrimonial » en 2019, Le Faou conserve un patrimoine architectural remarquable : 23 maisons à pan de bois des XVIe–XVIIe siècles, une église du XVIIe siècle, et des traces de son passé médiéval. Son port, autrefois dynamique, est aujourd’hui un site pittoresque, tandis que la forêt du Cranou et les légendes locales, comme celle des Sept-Saints, enrichissent son identité culturelle.
Au XIXe siècle, Le Faou était décrit pour ses maisons sculptées de motifs parfois grivois et son activité portuaire, exportant bois, céréales et bétail. La visite de Napoléon III en 1858 et les descriptions d’artistes comme Eugène Boudin, qui y peignit des scènes de foires et de marchés, témoignent de son attractivité. La commune, fusionnée avec Rumengol en 1970, reste un symbole du patrimoine breton, alliant histoire maritime, architecture traditionnelle et traditions vivaces.
Pendant les guerres mondiales, Le Faou paya un lourd tribut, avec 99 soldats morts pour la France, dont 15 résistants fusillés en 1944. Aujourd’hui, son économie repose sur le tourisme, l’agroalimentaire (abattoir local) et la valorisation de son label « Village Étoilé ». Les fêtes comme le Pardon de Rumengol ou Noz Ar Ster Goz perpétuent son héritage culturel, tandis que son enclos paroissial et ses calvaires rappellent son passé religieux.
La toponymie du Faou, issue du breton faou (hêtre), reflète son environnement forestier. Son climat océanique doux, ses paysages de rias et ses liens avec des personnalités comme Eugène Boudin ou Yves Lagatu (Compagnon de la Libération) renforcent son ancrage dans l’histoire bretonne. Entre mémoire maritime et préservation architecturale, Le Faou incarne un équilibre unique entre tradition et modernité.