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Le Faou : plus beau village du Finistère dans le Finistère

Plus beaux villages de France

Le Faou : plus beau village du Finistère

    Le Bourg
    29590 Le Faou

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1047
Premier seigneur mentionné
XIe siècle
Fondation du bourg
1173
Attestation du nom *Le Fou*
1640
Construction de l'église Saint-Sauveur
1835–1879
Aménagements portuaires
1858
Visite de Napoléon III
XVIIe–XIXe siècles
Âge d'or du port
1890
Port actif classé 2e de la rade
1944
Fusillade de résistants
1970
Fusion avec Rumengol
2016
Label *Petite Cité de Caractère*
2019
Label *Port d’Intérêt Patrimonial*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Morvan - Vicomte du Faou (XIe siècle) Premier seigneur attesté en 1047
Saint Guénolé - Fondateur de Landévennec Légende liée à la christianisation
Jehan du Faou - Croisé et prisonnier (XIVe siècle) Capturé à Nicopolis en 1396
Anne de Sanzay - Chef ligueur (XVIe siècle) Pille Le Faou en 1593
Eugène Boudin - Peintre (XIXe siècle) Aquarelles des foires du Faou
Yves Lagatu - Compagnon de la Libération Résistant né à Rumengol
Napoléon III - Empereur (1858) Visite officielle au Faou
Anatole Le Braz - Écrivain (XIXe–XXe siècles) Auteur de contes sur Rumengol

Origine et histoire

Le Faou est une commune du Finistère, en Bretagne, située au fond de la rade de Brest, sur la rivière du Faou. Fondé au XIe siècle comme relais de poste à cheval, ce bourg s’est développé grâce à son port, carrefour entre le Léon, la Cornouaille et la presqu’île de Crozon. Son histoire est marquée par son rôle commercial et maritime, notamment pour le transport du bois de la forêt du Cranou vers l’arsenal de Brest aux XVIIe–XIXe siècles.

Le Faou fut le siège d’une vicomté puissante dès le XIe siècle, avec des seigneurs comme Morvan ou Soudan, impliqués dans les croisades et les conflits bretons. La ville, jamais fortifiée mais dotée d’un château, devint un centre de foires et de marchés, attirant des marchands et des pèlerins vers son église Saint-Sauveur et le sanctuaire de Rumengol, célèbre pour son pardon des chanteurs.

Classé « Petite Cité de Caractère » en 2016 et « Port d’Intérêt Patrimonial » en 2019, Le Faou conserve un patrimoine architectural remarquable : 23 maisons à pan de bois des XVIe–XVIIe siècles, une église du XVIIe siècle, et des traces de son passé médiéval. Son port, autrefois dynamique, est aujourd’hui un site pittoresque, tandis que la forêt du Cranou et les légendes locales, comme celle des Sept-Saints, enrichissent son identité culturelle.

Au XIXe siècle, Le Faou était décrit pour ses maisons sculptées de motifs parfois grivois et son activité portuaire, exportant bois, céréales et bétail. La visite de Napoléon III en 1858 et les descriptions d’artistes comme Eugène Boudin, qui y peignit des scènes de foires et de marchés, témoignent de son attractivité. La commune, fusionnée avec Rumengol en 1970, reste un symbole du patrimoine breton, alliant histoire maritime, architecture traditionnelle et traditions vivaces.

Pendant les guerres mondiales, Le Faou paya un lourd tribut, avec 99 soldats morts pour la France, dont 15 résistants fusillés en 1944. Aujourd’hui, son économie repose sur le tourisme, l’agroalimentaire (abattoir local) et la valorisation de son label « Village Étoilé ». Les fêtes comme le Pardon de Rumengol ou Noz Ar Ster Goz perpétuent son héritage culturel, tandis que son enclos paroissial et ses calvaires rappellent son passé religieux.

La toponymie du Faou, issue du breton faou (hêtre), reflète son environnement forestier. Son climat océanique doux, ses paysages de rias et ses liens avec des personnalités comme Eugène Boudin ou Yves Lagatu (Compagnon de la Libération) renforcent son ancrage dans l’histoire bretonne. Entre mémoire maritime et préservation architecturale, Le Faou incarne un équilibre unique entre tradition et modernité.

Liens externes