Tour du Rocher Moyen Âge (≈ 1125)
Tour défensive contre les raids sarrasins.
XVIIe siècle
Construction du Vieux Château
Construction du Vieux Château XVIIe siècle (≈ 1750)
Fort bâti sur vestiges romains et médiévaux.
Vers 1860
Ajout du sémaphore
Ajout du sémaphore Vers 1860 (≈ 1860)
Surélévation pour télégraphie aérienne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Masque de fer - Prisonnier anonyme
Détenu onze ans dans la cellule.
Jean Le Gac - Artiste contemporain
Auteur de *Le peintre prisonnier*.
Origine et histoire
Le musée du Masque de fer et du Fort Royal est abrité dans un édifice du XVIIe siècle, construit sur les vestiges d’une occupation romaine et médiévale. Le site, souvent exposé aux raids sarrasins, fut renforcé par une tour défensive au Moyen Âge, puis surélevée en 1860 pour y installer un sémaphore télégraphique. Les citernes romaines, encore visibles, forment aujourd’hui les salles du rez-de-chaussée, tandis que le « Vieux Château » domine l’île Sainte-Marguerite, face à Cannes.
Les collections du musée proviennent de dépôts du DRASM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), incluant des artefacts des épaves romaines et sarrasines de La Tradelière et du Batéguier : céramiques, amphores, et verres. Des fouilles terrestres sur l’île ont également révélé des fragments de peintures murales romaines, exposées aux côtés d’une reconstitution d’un laconium (salle de thermes). Un espace est dédié aux prisons d’État, notamment la cellule du Masque de fer, où un prisonnier mystérieux fut détenu onze ans.
Le musée intègre aussi des œuvres contemporaines, comme la commande publique Le peintre prisonnier de Jean Le Gac, inspirée par l’histoire carcérale du lieu. Les citernes et le premier étage abritent le matériel archéologique, tandis qu’une terrasse offre une vue panoramique sur la Côte d’Azur, des Alpes du Sud à l’Estérel. Un mémorial huguenot et des expositions temporaires de photographies complètent la visite, liant patrimoine historique et art moderne.
Le Fort Royal, classé Monument Historique, illustre les strates successives d’occupation de l’île : défense médiévale, prison royale, et musée contemporain. Son sémaphore du XIXe siècle témoigne de son rôle dans les communications maritimes, tandis que les vestiges romains rappellent son ancrage antique. Le site, labellisé Musée de France, mêle ainsi archéologie, histoire pénitentiaire, et paysages méditerranéens.
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