Le palais de justice et la prison à Largentière en Ardèche

Le palais de justice et la prison

  • 07110 Largentière
Le palais de justice et la prison
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Le palais de justice et la prison
Le palais de justice et la prison
Crédit photo : O.Taris - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1791
Installation initiale
1823
Projet de Nègre
1827
Projet Baltard et Siret
1839
Projet de Weil
1840
Début des travaux
1847
Inauguration du palais
1907
Changement d'usage
1926
Fermeture du tribunal
1948
Fermeture des prisons
2010
Fermeture définitive
2018
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le palais de justice et la prison de Largentière en totalité, ainsi que la parcelle sur laquelle ils se trouvent, ainsi que le jardin et la place des Récollets (non cadastré) bordant le chemin départemental n°103 et situés à Largentière, sur la parcelle n°393 figurant au cadastre section D : inscription par arrêté du 8 juin 2018.

Personnages clés

Louis-Pierre Baltard Architecte ayant réalisé les premiers plans viables du palais de justice.
Weil Ingénieur ayant achevé les plans et supervisé la construction du palais.
Chevillet Architecte ayant participé à l'achèvement du palais de justice.
Barante Préfet ayant inauguré le palais de justice en 1847.
Guibert Évêque ayant participé à l'inauguration du palais de justice en 1847.

Origine et histoire

Historique

Le tribunal et les prisons furent installés dans le château de Largentière le 19 janvier 1791 et y restèrent jusqu'en 1847. Au début du XIXe siècle, la ville, qui devait s'équiper d'un hôpital et d'un palais de justice, se heurta à des difficultés financières. Plusieurs projets furent proposés, notamment par Nègre en 1823, par Louis‑Pierre Baltard et l'ingénieur Siret en 1827, puis par Weil en 1839 ; le plan de Weil, présenté au Conseil des bâtiments civils, s'inspire fortement des propositions de Baltard. Baltard réalisa les premiers plans viables, mais des crédits insuffisants retardèrent les travaux et il n'en vit pas l'achèvement. L'ingénieur Weil, puis l'architecte Chevillet, achevèrent le palais, qui subit quelques modifications par rapport aux plans initiaux. L'adjudication eut lieu en 1840 et la construction se déroula entre 1840 et 1847 ; le palais fut inauguré le 1er juillet 1847 par le préfet Barante et l'évêque Guibert. La municipalité contracta un emprunt sur quinze ans pour financer l'opération, l'État accorda une aide de 16 000 francs en 1844, et une offre d'achat du château pour 30 000 francs, acceptée par le marquis du Roure en 1842 pour y installer un hôpital, ne put aboutir en raison du manque de ressources de la ville. Après 1907, la salle d'audience fut réservée aux délits mineurs, et le rez‑de‑chaussée ainsi que les anciennes prisons furent longtemps occupés par les services des eaux. Le tribunal a fonctionné jusqu'en 1926 et les prisons ont été utilisées jusqu'en 1948. Le palais de justice a fermé ses portes en 2010. Le palais de justice et la prison ont été inscrits au titre des monuments historiques en 2018. Une salle des fêtes a été édifiée à l'emplacement d'une des cours des prisons.

Architecture

La façade reprend un type inauguré par le palais de justice d'Orléans (projet de François‑Narcisse Pagot, 1821) et adopté ensuite pour plusieurs palais de justice au XIXe siècle. L'introduction d'éléments néoclassiques dans ces façades trouve ses origines avant la Révolution et l'innovation majeure de la fin de l'Ancien Régime fut la séparation des architectures judiciaire et pénitentiaire.

Liens externes