Frise chronologique
Néolithique
Érection du lec’h
Érection du lec’h
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'origine du monument mégalithique
1857
Première mention archéologique
Première mention archéologique
1857 (≈ 1857)
Inventaire par Charles de Keranflec’h
1936
Restauration signalée
Restauration signalée
1936 (≈ 1936)
Intervention après travaux routiers (Louis Marsille)
17 juin 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
17 juin 1942 (≈ 1942)
Protection officielle par arrêté
2011
Déplacement définitif
Déplacement définitif
2011 (≈ 2011)
Retour près de la chapelle Saint-Maurille
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lech de Langonbrach près de la chapelle de Saint-Mamert (cad. ZD 132) : classement par arrêté du 17 juin 1942
Personnages clés
| Charles de Keranflec’h - Archéologue |
Auteur de la première description (1857) |
| Louis Marsille - Archéologue |
Signale la restauration en 1936 |
| Wendy Davies - Historienne |
Interprétation de l’inscription latine |
| Kilezoc (ou Britou) - Personnage cité dans l’inscription |
Fille de Conbert (hypothèse Marsille) |
| Conbert (ou Conbritus) - Personnage cité dans l’inscription |
Père présumé de Britou/Kilezoc |
Origine et histoire
Le lech de Langonbrach est un monument mégalithique situé dans le hameau de Langonbrach, à l’ouest de Landaul (Morbihan), près des branches de la rivière d’Étel. Il s’agit d’un bloc de granite pyramidale de 2,40 m de haut, aux faces effilées (70 cm à la base, 20 cm au sommet). L’une de ses faces porte une croix ancrée surmontée d’une inscription latine partielle, évoquant peut-être Kilezoc, fille de Conbert, selon l’interprétation de Louis Marsille en 1936. Une petite stèle celte se trouve à proximité, en bord de route.
Daté du Néolithique, ce lec’h aurait été christianisé entre le IXe et le Xe siècle, avec des inscriptions potentiellement ajoutées à des époques distinctes. Il rejoint ainsi d’autres exemples locaux de menhirs ou lec’hs réinvestis par le christianisme, comme ceux de Men-er-Menah ou Pen-et-Pont. Mentionné dès 1857 par Charles de Keranflec’h, il fut restauré après 1936, lorsque Louis Marsille le signala couché sous des pierres lors de travaux routiers. Avant 2011, il trônait au milieu de la chaussée avant d’être replacé près de la chapelle Saint-Maurille.
Classé monument historique par arrêté du 17 juin 1942, le lech de Langonbrach illustre la réappropriation médiévale de monuments préhistoriques. Son inscription latine, en caractères onciaux, a été interprétée par Wendy Davies comme une épitaphe pour Britou, fils de Conbritus et de Drilego, suggérant une fonction sépulcrale au VIIIe-IXe siècle. La stèle, en granite rose monolithe, marque aussi un carrefour routier historique entre Landévant, Locoal-Mendon et Larmor.
Les environs de la rivière d’Étel concentrent plusieurs lec’hs christianisés, témoignant d’une pratique courante en Bretagne. Le monument, propriété de la commune de Landaul, a fait l’objet de déplacements liés à l’évolution du réseau viaire. Sa forme pyramidale et ses gravures en font un exemple remarquable de transition entre culte païen et christianisation, typique du patrimoine mégalithique morbihannais.