Frise chronologique
Xe siècle av. J.-C.
Construction du lech
Construction du lech
Xe siècle av. J.-C. (≈ 951 av. J.-C.)
Période de l’Âge du fer
XVIIe siècle
Christianisation du monument
Christianisation du monument
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’un Christ en croix
13 mai 1937
Classement monument historique
Classement monument historique
13 mai 1937 (≈ 1937)
Inscription à l’inventaire national
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le lech : inscription par arrêté du 13 mai 1937
Personnages clés
| Sainte Brigitte - Figure légendaire associée |
Légende de la quenouille abandonnée |
Origine et histoire
Le lech de Men-er-Menah, aussi appelé Kegil Berhed ou « quenouille de Brigitte », est un mégalithe situé à Locoal-Mendon, dans le Morbihan. Ce monument de l’Âge du fer se compose de trois éléments empilés : une base cylindrique tronconique de 2,68 à 3 mètres, une pierre taillée représentant un Christ en croix, et une pierre conique sommital. L’ensemble atteint entre 3,50 et 4 mètres de hauteur. Il se trouve à 400 mètres au nord-est du hameau du Plec et à 350 mètres à l’ouest de l’Istrec.
Le lech date de l’Âge du fer (Xe siècle av. J.-C.) mais fut christianisé bien plus tard, probablement au XVIIe siècle, lors de la construction de la chapelle Sainte-Brigitte toute proche. Cette réappropriation religieuse s’accompagne d’une légende locale : sainte Brigitte, figure associée à la guérison des maux féminins, aurait abandonné ici sa « quenouille » avant de quitter la Terre. La forme phallique du monument et son nom évoquant un outil de filage en font un symbole de fertilité, lié au culte de la sainte.
Classé monument historique par arrêté du 13 mai 1937, le lech illustre la superposition des croyances païennes et chrétiennes en Bretagne. Son inscription à l’inventaire du patrimoine (référence IA56005711) souligne son importance archéologique et culturelle. Le site s’inscrit dans un paysage mégalithique dense, caractéristique du Morbihan, où les lec’h (pierres dressées) marquent souvent des lieux de culte ou de mémoire collective.