Frise chronologique
875
Décès de Prostlon
Décès de Prostlon
875 (≈ 875)
Princesse bretonne associée à la stèle.
IXe–XIIe siècles
Christianisation de la stèle
Christianisation de la stèle
IXe–XIIe siècles (≈ 1250)
Gravures ajoutées (croix, inscription latine).
12 février 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
12 février 1942 (≈ 1942)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Lech de Pen-er-Pont en bordure du chemin vicinal de Mendon à Locoal : classement par arrêté du 12 février 1942
Personnages clés
| Prostlon - Princesse de Bretagne (IXe siècle) |
Fille de Salomon, liée à l’inscription. |
| Salomon - Roi de Bretagne |
Père de Prostlon, mention indirecte. |
| Pascweten - Comte de Vannes (874–878) |
Époux de Prostlon, contexte historique. |
Origine et histoire
Le lech de Pen-er-Pont, aussi appelé stèle de Prostlon, est un mégalithe situé dans le hameau de Pen-Pont-en-Mendon, près de la croix éponyme, dans la commune de Locoal-Mendon (Morbihan). Ce monument de l'Âge du fer, utilisé comme sépulture, se distingue par sa forme de fuseau et ses 2,20 m de hauteur. Il arbore des gravures postérieures, dont une croix pattée attribuée à l’époque templière et l’inscription latine CROUXX PROSTLON, signifiant « Croix de Prostlon ». Ces ajouts datent probablement entre les IXe et XIIe siècles, marquant sa christianisation.
La stèle est associée à Prostlon, fille du roi Salomon de Bretagne (IXe siècle) et épouse de Pascweten, comte de Vannes entre 874 et 878. Décédée en 875 et inhumée à Redon, sa présence symbolique à Locoal-Mendon suggère qu’elle y serait morte. Le monument, décrit en 1936 dans le Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, illustre le réemploi chrétien de sites païens. Il est classé aux monuments historiques depuis le 12 février 1942.
Le lech de Pen-er-Pont s’inscrit dans un paysage mégalithique dense, typique du Morbihan. Sa double vocation — funéraire protohistorique puis mémorielle médiévale — en fait un témoin des transitions culturelles en Bretagne. Les gravures latines et la croix soulignent l’influence des Templiers sur l’île de Locoal, tandis que son classement en 1942 confirme son importance patrimoniale.