Frise chronologique
1183
Première mention écrite
Première mention écrite
1183 (≈ 1183)
Première trace historique de la léproserie.
1527
Dégâts par crue
Dégâts par crue
1527 (≈ 1527)
Inondations endommagent l'ensemble des bâtiments.
1556
Restauration et extension
Restauration et extension
1556 (≈ 1556)
Ajout d’un bâtiment formant deux ailes.
XVIIe siècle
Construction d'un portique
Construction d'un portique
XVIIe siècle (≈ 1750)
Galerie aujourd’hui disparue devant la cour.
1783
Vente à un fabriquant d'huile
Vente à un fabriquant d'huile
1783 (≈ 1783)
Transformation de l’église en moulin.
2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2005 (≈ 2005)
Protection totale des bâtiments et du sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les bâtiments anciens et le sol, regroupés autour de la cour centrale (cad. AV 31, 32) : inscription par arrêté du 20 septembre 2005
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
La léproserie Saint-Lazare d’Arles est mentionnée pour la première fois en 1183, bien que ses bâtiments actuels datent principalement du XVIe siècle. Cet établissement, dédié à l’accueil des lépreux, reflète l’organisation médiévale et moderne de la prise en charge des maladies contagieuses. En 1527, une crue provoque d’importantes dégradations, nécessitant des travaux de restauration.
En 1556, un projet de restauration est lancé pour conserver les structures existantes et ajouter un nouveau bâtiment, formant deux ailes encadrant une cour centrale. Ce plan marque une étape clé dans l’évolution architecturale du site. Au XVIIe siècle, un portique surmonté d’une galerie, aujourd’hui disparu, est érigé devant les façades de la cour, illustrant les adaptations successives du monument.
La léproserie pouvait accueillir entre 18 et 20 patients, avec une séparation stricte entre hommes et femmes, conformément aux pratiques sanitaires de l’époque. En 1783, après la disparition de sa vocation initiale, les bâtiments sont vendus à un fabriquant d’huile. Ce dernier transforme l’ancienne église en moulin et ajoute des constructions annexes, comme une maison à l’ouest et des appentis sur les façades orientales.
Classée Monument Historique en 2005, la léproserie Saint-Lazare conserve aujourd’hui ses bâtiments anciens et son sol, regroupés autour de la cour centrale. Ce site témoigne à la fois de l’histoire médicale, architecturale et sociale d’Arles, des XIIe aux XVIIIe siècles.