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Léproserie Saint-Lazare de Gisors dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine rural Maladrerie ou léproserie

Léproserie Saint-Lazare de Gisors

  • 18-22 Rue de Rouen
  • 27140 Gisors
Léproserie Saint-Lazare de Gisors
Léproserie Saint-Lazare de Gisors
Léproserie Saint-Lazare de Gisors
Léproserie Saint-Lazare de Gisors
Léproserie Saint-Lazare de Gisors
Crédit photo : Davitof - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
27140 Gisors, 18-22 Rue de Rouen

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1210
Fondation de la léproserie
milieu XVe siècle
Disparition de la lèpre
milieu XVIIIe siècle
Transformation en Bureau des Pauvres
années 1990
Œuvre contemporaine de Dado
1992
Classement Monument historique
1996
Restauration et fouilles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle, y compris la parcelle de terrain AB 112 qui l'entoure (cad. AB 91, 112) : classement par arrêté du 16 octobre 1992

Personnages clés

Jean de Gisors - Fondateur Crée la léproserie en 1210.
Marcel Larmanou - Maire de Gisors Commande les peintures à Dado.
Miodrag Djuric (Dado) - Artiste contemporain Auteur des peintures murales (années 1990).

Origine et histoire de la Léproserie Saint-Lazare

La léproserie Saint-Lazare de Gisors a été fondée en 1210 par Jean de Gisors, près d’une chapelle de pèlerinage dédiée à saint Luc, sur le territoire de l’actuelle Normandie. Ce site répondait à un besoin urgent au Moyen Âge : isoler les lépreux, alors rejetés par la société en raison de la peur de la contagion. La chapelle, de style roman avec des baies et un décor en chevrons typiques, était déjà mentionnée dès 1210, bien que sa construction puisse remonter à une période antérieure. Le complexe comprenait aussi des bâtiments agricoles et des espaces de vie pour les malades, organisés autour de cette chapelle.

Au XIIIe siècle, la léproserie prend le nom de Notre-Dame et Saint-Lazare, en référence au saint patron des lépreux, tandis que la chapelle est dédiée à saint Luc, patron des médecins. L’établissement est remanié aux XVe et XVIIe siècles, alors que la lèpre recule en Europe. Dès le milieu du XVe siècle, faute de malades, sa gestion est confiée à un bourgeois de Gisors, qui reverse les loyers perçus aux nécessiteux de la ville. Au XVIIIe siècle, elle est transformée en Bureau des Pauvres, avant que la chapelle ne serve de grange après la Révolution.

Les fouilles archéologiques menées entre 1996 et 2013 ont révélé des sépultures médiévales et modernes dans et autour de la chapelle, ainsi que des objets du XVe–XVIe siècles (céramiques, carreaux de pavement). Ces découvertes confirment l’usage funéraire du site et son occupation continue. En 1992, la chapelle est classée Monument historique, puis restaurée en 1996 pour sauver sa structure en pans de bois et ses peintures murales fragmentaires. Une œuvre contemporaine y a été ajoutée à la fin des années 1990 par l’artiste Dado, commanditée par la municipalité.

Aujourd’hui, la chapelle Saint-Luc (110 m2), avec sa nef rectangulaire en moellons de calcaire et son chevet à pans de bois, est le dernier vestige visible de la léproserie. Elle se situe à l’ouest de Gisors, près du cimetière communal, dans le département de l’Eure. Les bâtiments agricoles adjacents, privés, rappellent l’ancienne vocation agricole du site. La protection de 1992 couvre à la fois l’édifice et la parcelle environnante, soulignant son importance patrimoniale.

Liens externes

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