Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Cellier roman bâti par les religieuses.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1792 (≈ 1792)
Confisqué lors de la Révolution.
10 juillet 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 juillet 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cellier dit Les Pressoirs (ancien) : classement par arrêté du 10 juillet 1926
Personnages clés
| Religieuses de Haute Bruyère - Propriétaires et exploitants |
Géraient vignes et cellier avant 1792. |
| Ordre de Fontevrault - Ordre monastique affilié |
Propriétaire du prieuré parent. |
Origine et histoire
Les Pressoirs d’Épernon, aussi appelés Cellier de Haute Bruyère, sont un ancien cellier semi-enterré construit en grès, situé rue des Aironcelles à Épernon (Eure-et-Loir). D’architecture romane, il date principalement du XIIe siècle, avec des extensions ou mentions d’activité au XIIIe siècle. L’édifice, long de plus de 30 mètres, est divisé en trois nefs voûtées supportées par des piliers à chapiteaux sculptés. Il servait à entreposer et presser les vendanges des religieuses de l’ordre de Fontevrault, propriétaires des vignes environnantes avant la Révolution.
Avant 1789, ce cellier était une dépendance du prieuré de Haute Bruyère, affilié à l’ordre de Fontevrault. Les religieuses y stockaient les denrées vendues sur le marché voisin et y exploitaient deux pressoirs pour les vendanges. Confisqué comme bien national en 1792 lors de la Révolution, il fut vendu cette même année. Classé Monument Historique en 1926, il illustre le patrimoine viticole et religieux médiéval de la région Centre-Val de Loire.
Le bâtiment, propriété de la commune d’Épernon depuis son classement, présente des caractéristiques architecturales remarquables : contreforts intérieurs, ouvertures irrégulières, et voûtes en grès local. Son état de conservation et son histoire en font un témoignage rare des pratiques agricoles et commerciales monastiques au Moyen Âge. Les sources mentionnent également son usage comme « pressoirs banaux », soulignant son rôle économique central pour la communauté avant sa nationalisation.